Le Programme d’appui au développement sanitaire a lancé une campagne. Elle a débuté le 18 avril 2026 à Dédougou. Cette action vise la scolarisation des jeunes filles. Elle concerne les régions du Bankui et du Nakambé. Son nom en mooré est « Kom-pugli kaoreng yõodo ». Ce nom évoque l’importance de l’école pour les filles. Le projet SWEDD+ soutient cette campagne. La Banque mondiale et l’UNFPA apportent aussi leur appui.
Mme Giselle Sou a raconté son histoire personnelle. Elle est enseignante de mathématiques à Dédougou. Sa grand-mère ne croyait pas à l’école pour les filles. Son père a pris une décision différente. Il l’a emmenée à Banfora à huit ans. Il la déposait à l’école chaque matin. Ce choix a transformé son existence. Elle s’adresse maintenant à des centaines d’élèves.
Rien n’est facile dans la vie. Il faut avoir un objectif.
Elle les encourage à viser l’indépendance.
Maïmouna Sanon a expliqué le choix des régions. Elle représente le ministère de l’enseignement secondaire. Le taux national de scolarisation des filles est de 46%. Ce chiffre date de 2024. Le Bankui affiche un taux de seulement 32%. Le Nakambé enregistre un taux de 36%. Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Les pesanteurs socioculturelles sont un obstacle. L’insécurité et la précarité économique jouent aussi. Les grossesses précoces provoquent des abandons. En 2025, 450 cas étaient recensés dans le Bankui. Le Nakambé comptait 227 cas la même année.
Michel Ouoba a détaillé le dispositif de la campagne. Il est coordonnateur du PADS et du projet SWEDD+. Une caravane de presse parcourra plusieurs localités. Elle durera treize jours. Dédougou, Tchériba et Boromo seront visitées. Pa, Tenkodogo, Garango et Dialgay le seront aussi. Des activités communautaires seront organisées en parallèle. Des théâtres-fora et des causeries éducatives sont prévus. Des émissions radiophoniques et des rencontres auront lieu. L’objectif est une prise de conscience collective. Le plaidoyer ciblera les autorités coutumières. Au moins 500 leaders communautaires seront mobilisés. Ils deviendront des relais actifs de sensibilisation.
Michel Ouoba a aussi donné des chiffres. Plus de 117 500 personnes seront touchées par les messages. Environ 25 000 individus verront leurs connaissances renforcées. Ces connaissances portent sur la santé reproductive. La planification familiale est aussi concernée. La campagne intègre un volet sanitaire important. Des équipes mobiles offriront des services gratuits. Elles comprennent des sages-femmes et des maïeuticiens. Le dépistage du VIH/Sida sera proposé. Le dépistage des hépatites sera aussi disponible. Le cancer du col de l’utérus sera recherché. L’accès à des méthodes contraceptives sera facilité. Cette approche lie santé et éducation.
Yves Sassenrath a pris la parole. Il est le représentant résident de l’UNFPA. Il a insisté sur l’égalité des chances.
Il n’y a rien que les garçons puissent faire que les filles ne puissent pas faire.
Il a évoqué le dividende démographique. Il a comparé la jeunesse à une richesse.
Vous êtes des diamants.
Il a salué les progrès du Burkina Faso. Ces progrès concernent le primaire. Le travail doit se poursuivre au secondaire. La campagne cherche à changer les mentalités. Son succès dépend de l’engagement de tous.






