Le ministère de l’Enseignement supérieur a organisé une conférence de presse le 5 mai 2026. Cette rencontre s’est tenue à Ouagadougou. Elle portait sur l’application de deux arrêtés adoptés en août 2025. Ces textes concernent les études de licence et de master. Ils s’appliquent aux institutions publiques et privées. Les autorités voulaient clarifier une lettre circulaire du 14 avril 2026. Cette lettre annonçait un moratoire sur certaines règles.
La conférence a abordé trois points principaux. D’abord, la compréhension des articles 36 et 37 des régimes d’études. Ensuite, l’analyse des premiers résultats de leur application. Enfin, la décision du gouvernement de suspendre temporairement ces articles. Les arrêtés sont entrés en vigueur le 1er octobre 2025. Cependant, l’introduction de nouveaux enseignements a été différée. Ces matières incluent le civisme, l’informatique, l’anglais et les langues nationales. Leur mise en œuvre attend une refonte globale des programmes. Celle-ci doit s’appliquer à la rentrée prochaine.
Le ministère prévoit d’ouvrir de nouvelles filières. Parmi elles, la haute couture, la climatisation et la maintenance de véhicules. Ces réformes visent à améliorer la qualité des formations. Elles uniformisent la moyenne de passage à 10 sur 20. Elles instaurent une session unique de rattrapage par an. Elles permettent aussi une compensation des notes entre unités d’enseignement. Une mesure stricte concerne les étudiants qui obtiennent zéro sur vingt. Si un étudiant a 00/20 dans plus de 40 % des matières en licence, il est exclu. En master, le seuil est de 30 %.
L’application de cette règle a produit des résultats notables. Sur 36 652 étudiants inscrits, 3 794 ont eu 00/20 dans toutes les matières. Cela représente 10,35 % des effectifs. Par ailleurs, 6 149 étudiants, soit 16,78 %, ont dépassé les seuils d’exclusion. À l’université Joseph Ki-Zerbo, le phénomène est frappant. Sur 1 386 inscrits en sciences économiques, 469 ont eu 00/20 partout. Cela équivaut à 33,83 % des étudiants. De plus, 608 étudiants ont eu des zéros dans plus de 40 % des matières.
Le ministère estime que ces chiffres ne diffèrent pas des années précédentes. Entre 10 % et 33 % des étudiants obtiennent zéro partout. Entre 15 % et 40 % ont des zéros dans une proportion importante de matières. Selon le MESRI, au moins 10 % des inscrits ne suivent pas réellement les cours. Ces étudiants ne participent pas aux activités pédagogiques. Leur niveau de compréhension est parfois insuffisant. Cela pose un problème de planification et d’utilisation des ressources.
Le gouvernement reconnaît que les effets de ces mesures ont surpris. Les acteurs du système éducatif n’étaient pas assez préparés. Un moratoire d’un an a donc été accordé. Il concerne les articles 36 et 37 des arrêtés. Les étudiants concernés par une exclusion pourront être réinscrits. Ils poursuivront leur parcours durant l’année académique en cours. L’application effective des règles est reportée à l’année suivante. Ce délai doit permettre à tous de s’adapter aux nouvelles exigences.






