Le Conseil des ministres du 24 avril 2026 s’est tenu à Bobo-Dioulasso. Il était présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré. Le ministre de l’Économie, Dr Aboubakar Nacanabo, a présenté une communication orale. Cette communication portait sur la suspension de salaires de fonctionnaires.
Des travaux de vérification ont été menés. Ils ont comparé le fichier de paie et les registres de personnel des ministères. Le fichier de paie de novembre 2025 comptait 207 903 agents rémunérés. Trois catégories de situations ont été identifiées.
Premièrement, 34 901 agents figurent dans les registres administratifs. Ils ne sont pas dans le fichier de paie. Cela peut concerner des retraites, des mises en disponibilité, des détachements ou des agents en attente de mandatement. Deuxièmement, 193 423 agents sont présents dans les deux bases de manière concordante. Troisièmement, 14 480 agents sont payés via le Système intégré de gestion administrative et salariale du personnel de l’État (SIGASPE). Ils n’apparaissent pas dans les registres transmis par les ministères.
Une analyse approfondie des 14 480 agents et de la position administrative des 193 423 agents concordants a révélé des irrégularités. Ainsi, 1 488 agents présentaient des anomalies dans leur situation de paie. Leurs salaires ont donc été suspendus. Les motifs incluent des cessations d’activité, des décès et des départs à la retraite.
Par ailleurs, 2 346 agents en stage percevaient des indemnités de terrain. Les textes prévoient pour eux seulement l’indemnité d’astreinte de stage. Ces versements étaient donc indus.
Sur le plan financier, ces mesures génèrent des économies. Les suspensions de salaires représentent une économie annuelle de 2,43 milliards de francs CFA. En ajoutant l’ajustement des indemnités versées aux stagiaires, l’impact potentiel global atteint 5,66 milliards de francs CFA par an. Les paiements indus identifiés feront l’objet d’un recouvrement. Leur montant total est évalué à une somme non précisée.






