Burkina : suspension de l’association Tabernacle des fils du royaume

Le ministre d’État Emile Zerbo a signé un arrêté mardi 23 juin 2026. Cet arrêté suspend pour trois mois l’association Tabernacle des fils du royaume de Saint Esprit. La suspension est renouvelable. L’association avait été reconnue par un récépissé daté du 5 mai 2020.

Les autorités invoquent plusieurs motifs graves. Des faits présumés de dépravation des mœurs sont reprochés à l’association. Des soupçons de blanchiment de capitaux pèsent également sur elle. Enfin, ses instances dirigeantes n’auraient pas été renouvelées comme l’exige la loi.

La décision émane du ministère de l’administration territoriale et de la mobilité. Ce ministère supervise les associations et cultes au Burkina Faso. La suspension empêche l’association de mener toute activité publique. Elle doit cesser ses rassemblements et ses collectes de fonds.

Les membres du Tabernacle des fils du royaume de Saint Esprit ne peuvent plus se réunir. Leurs biens et comptes bancaires sont placés sous séquestre. Une enquête administrative est ouverte pour vérifier les accusations. Si les faits sont confirmés, la suspension pourrait être prolongée.

Ce type de mesure est rare dans le pays. Il montre la volonté des autorités de réguler le secteur religieux. Plusieurs associations ont déjà été suspendues pour des motifs similaires. Le gouvernement insiste sur la transparence financière des cultes.

L’association avait été créée il y a six ans. Elle revendiquait des activités spirituelles et sociales. Mais des plaintes de riverains avaient alerté les services de l’État. Des enquêtes préliminaires ont révélé des pratiques douteuses.

Le ministre Emile Zerbo a précisé que la suspension est une mesure conservatoire. Elle vise à protéger les fidèles et l’ordre public. Les responsables de l’association peuvent contester cette décision en justice. Ils disposent d’un délai de recours de deux mois.

La suspension prend effet immédiatement. Les forces de l’ordre ont été chargées de faire respecter l’arrêté. Les locaux de l’association sont surveillés. Toute infraction à la suspension expose à des poursuites pénales. Le ministère communiquera sur les suites de l’enquête.

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