Burkina : sécurité des aliments au cœur d’une journée à Ouaga

L’association Women For Food Safety and Security in Burkina Faso (WFSS-BF) a organisé la troisième édition de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments. L’événement s’est tenu le samedi 13 juin 2026 à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Le thème retenu était « Du fardeau aux solutions : des aliments sûrs pour tous ».

Environ 200 personnes ont participé à cette journée. Des étudiants, des jeunes professionnels, des chercheurs, des représentants de l’administration publique et des acteurs du secteur agroalimentaire étaient présents. Nestlé Burkina a apporté son soutien à l’organisation.

Raïnatou Nikiéma est la coordonnatrice de WFSS-BF. Elle a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments est une responsabilité collective. Elle implique les producteurs, les transformateurs, les commerçants, les chercheurs et les consommateurs.

« La sensibilisation, l’éducation et l’engagement citoyen constituent des leviers essentiels pour contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment l’élimination de la faim et la promotion de la santé pour tous », a-t-elle souligné.

Elle a également salué l’engagement des partenaires. Elle a exprimé le souhait que cette journée produise des propositions concrètes pour renforcer la sécurité sanitaire des aliments au Burkina Faso.

Omaro Kane est le directeur de la communication institutionnelle et des affaires publiques de Nestlé Burkina. Il a affirmé que l’accès à des aliments sûrs ne devrait pas être un privilège. Il a précisé que chacun, en ville ou en zone rurale, doit pouvoir accéder à une alimentation sans risque.

« Que l’on vive en ville ou en zone rurale, que l’on consomme des produits locaux ou industriels, chacun doit pouvoir accéder à une alimentation sans risque pour sa santé », a-t-il affirmé.

Il a expliqué qu’un aliment sûr est un produit fabriqué, transformé, conservé, préparé et consommé dans des conditions garantissant l’absence de danger pour la santé humaine. La sécurité sanitaire des aliments repose sur le respect de bonnes pratiques tout au long de la chaîne alimentaire, du champ à l’assiette.

« La sécurité sanitaire des aliments commence par la connaissance et se renforce par les bonnes pratiques. Que l’on soit producteur, transformateur, vendeur ou consommateur, chacun a un rôle à jouer », a-t-il indiqué.

Pour Raïnatou Nikiéma, la collaboration avec Nestlé est une opportunité d’apprentissage. Elle a expliqué que travailler avec un acteur comme Nestlé permet d’apprendre des standards internationaux tout en les adaptant aux réalités locales. L’objectif est de permettre à chaque Burkinabè de comprendre ce qu’est un aliment sûr et comment y accéder au quotidien.

Elle a insisté sur la nécessité pour les consommateurs de s’intéresser aux certifications et aux informations sur les emballages des produits alimentaires. Les produits issus d’entreprises respectant les normes nationales et internationales de qualité offrent davantage de garanties.

Pr Patrice Zerbo est le directeur de l’UFR Sciences de la vie et de la terre. Représentant le président de l’Université Joseph Ki-Zerbo, il a félicité les étudiants et jeunes diplômés à l’origine de cette journée. Il a rappelé que l’université forme des compétences capables de répondre aux défis de développement du pays. La recherche scientifique, l’innovation et la formation de ressources humaines qualifiées sont indispensables pour améliorer la qualité et la sécurité des aliments.

Françoise Naon/Zoungrana a présidé la cérémonie au nom du ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Elle a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments est un enjeu de santé publique, de développement économique et de sécurité alimentaire. Chaque année, des millions de personnes souffrent de maladies liées à des aliments contaminés.

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