Une mission du PIDACC a visité des sites de restauration des terres au Burkina Faso. La délégation a observé les travaux de Régénération naturelle assistée et de scarification. Ces techniques visent à réhabiliter les sols dégradés. Elles doivent aussi renforcer le couvert végétal. Le programme cherche à accroître la résilience des communautés face au changement climatique.
À Nakaba, dans la province du Kourittenga, les membres ont inspecté 40 hectares. La scarification y est réalisée avec une charrue Delphino. Cette méthode ouvre des sillons dans le sol. Elle ralentit le ruissellement des eaux de pluie. L’infiltration de l’eau est ainsi favorisée. La végétation peut se régénérer plus facilement.
Diallo Blamy, point focal du PIDACC à la DGREH, a décrit les effets attendus. La technique stabilise les sols et réduit l’érosion. Elle améliore aussi la capacité de rétention de l’eau. La mission a constaté l’apparition d’un couvert herbacé. Selon M. Blamy, les arbustes et les arbres recoloniseront progressivement ces espaces.
La délégation s’est aussi rendue à Gallo, dans la commune de Sapouy. Elle a évalué la Régénération naturelle assistée (RNA). Cette approche consiste à protéger les jeunes repousses naturelles. Elle évite les plantations coûteuses. Plus de 1 500 hectares ont été restaurés grâce à cette méthode.
Irissa Nikièma, chef de l’unité RNA, a expliqué le travail de son équipe. Les agents ont été formés par le PIDACC. Ils apprennent à identifier les jeunes plants. Ils les protègent des feux de brousse. Ils assurent leur entretien et aménagent le pied des plants. Cela conserve l’humidité du sol. Cette méthode accélère la reconstitution du couvert végétal. Elle réduit aussi les coûts de production et de plantation.
« Cette technique permet une régénération rapide des arbres et contribue efficacement à la restauration de notre environnement », a déclaré M. Nikièma.
La mission a visité plusieurs bosquets communautaires. Ces espaces préservent des espèces forestières menacées par l’activité humaine. Le lieutenant des eaux et forêts Frédéric Ouédraogo a souligné leur rôle. Ces bosquets sont des réserves écologiques. Ils conservent la biodiversité. Ils protègent les ressources naturelles pour les générations futures.
Les responsables du programme ont noté les progrès accomplis. Les investissements dans la restauration des terres renforcent la résilience des populations. Les systèmes de production s’améliorent. Les écosystèmes se restaurent de manière durable. Les communautés bénéficiaires ont demandé un soutien continu pour les comités locaux de gestion. Cela garantirait la pérennité des aménagements.
Le point focal du PIDACC à la DGREH a plaidé pour plus d’appui aux comités de gestion. Il a insisté sur la formation des bénéficiaires. Il a aussi demandé la capitalisation des bonnes pratiques. Des financements supplémentaires seraient nécessaires. Ils permettraient d’étendre les actions de restauration des terres et de protection de l’environnement.






