Burkina : phase 2 du projet d’autonomisation des femmes par l’OAPI

Du 9 au 12 juin 2026, Ouagadougou accueille le lancement officiel de la deuxième phase du projet AFPI. Ce sigle signifie Autonomisation économique des femmes par l’innovation et l’accès à la propriété intellectuelle. L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) portent ce projet.

Les deux institutions veulent promouvoir l’innovation féminine. Elles cherchent aussi à renforcer la participation des femmes dans les secteurs scientifique, technologique et agroalimentaire. L’objectif est de donner aux femmes les outils pour protéger leurs créations. Cela doit valoriser leurs innovations et améliorer la compétitivité de leurs entreprises sur les marchés nationaux et internationaux.

La phase II du projet AFPI prévoit plusieurs actions stratégiques. Des formations et des campagnes de sensibilisation renforceront les capacités des bénéficiaires. Un accompagnement au dépôt des titres de propriété industrielle sera offert. Une identification et une cartographie des initiatives féminines à forte valeur ajoutée seront réalisées.

Le projet prévoit aussi la création d’une plateforme d’échanges entre les femmes des domaines technologiques et celles des secteurs agro-pastoral et agroalimentaire. Un accompagnement spécifique sera accordé aux projets innovants issus de la collaboration entre jeunes ingénieurs et entrepreneurs de l’agrobusiness.

Cette nouvelle phase fait suite à une première phase mise en œuvre au Cameroun en août 2025. Les résultats encourageants obtenus là-bas ont motivé l’extension au Burkina Faso. L’ambition est de favoriser l’émergence d’un écosystème d’innovation inclusif et de renforcer l’autonomisation économique des femmes.

Yacouba Zabré Gouba, ministre en charge de l’énergie, représentait le ministre en charge de l’industrie. Il a félicité et encouragé les femmes à travailler et innover dans leurs secteurs d’activité.

« Ce projet initié au Cameroun franchit aujourd’hui une nouvelle étape au Burkina Faso. Il s’inscrit dans une dynamique régionale qui met en lumière le savoir-faire féminin, valorise l’innovation et encourage les initiatives des femmes engagées dans la recherche scientifique et dans l’agrobusiness. Vous démontrez que l’innovation n’a pas de genre. Dans les laboratoires, les universités et les start-up, vous concevez des solutions qui contribuent à répondre aux défis de notre temps, améliorent la productivité agricole, transforment nos matières premières. Votre expertise scientifique combinée aux savoir-faire locaux peuvent transformer profondément notre économie », a dit le ministre Gouba aux femmes.

Il a rappelé aux femmes leur rôle central dans la transformation économique rurale et urbaine.

« Dans les champs, vous produisez. Dans les coopératives, vous transformez. Sur les marchés, vous commercialisez avec courage et persévérance. Vous savez toujours allier modernité et tradition pour offrir des produits de qualité. Le projet AFPI vous offre l’opportunité de protéger vos marques, de valoriser vos innovations et de conquérir de nouveaux marchés », a soutenu le représentant du ministre Serge Poda.

Denis Bohoussou, directeur général de l’OAPI, a expliqué que le projet AFPI vise à promouvoir la création et l’intellect des femmes. Il souhaite que les femmes développent des projets et des entreprises pour que l’OAPI et ses partenaires puissent les accompagner.

« Il s’agit de permettre aux femmes de rencontrer des ingénieures afin que celles-ci puissent leur apporter des solutions innovantes dans leur domaine d’activité. On espère que de cette rencontre, il va y avoir des idées de création de projets et d’entreprises que l’OAPI et ses partenaires sont prêts à soutenir aussi bien techniquement que financièrement », a souhaité le directeur général.

Yves Sassenrath, représentant résident de l’UNFPA, a déclaré que ce projet renforce le savoir-faire et la créativité des femmes et leur permet de protéger leur travail.

« On sait que la technologie est présente maintenant dans tous les domaines. On a l’espoir que les filières de l’ingénierie, de l’agrobusiness et la production agricole créent des liens de partenariat d’échanges entre elles. On a 70 femmes qui vont passer quelques jours de formation ensemble. L’idée, c’est que ces femmes développent des relations et des partenariats afin qu’elles puissent ensemble monter des projets ou des entreprises. Notre engagement s’inscrit dans la vision du chef de l’État qui est dans le programme RELANCE, la colonne vertébrale de l’investissement dans la formation professionnelle des femmes et des jeunes », a-t-il souligné.

Le représentant de l’UNFPA a invité les femmes à s’approprier ce projet pour atteindre les objectifs fixés.

Précédent

Burkina Faso : les Archives nationales ouvertes au public pendant 72 heures

Suivant

Coupe du Monde 2026 : Brésil et Maroc favoris du groupe C