Burkina : les communicants publics formés à contrer les stéréotypes

Le 17 juin 2026, à Ouagadougou, les responsables de la communication des ministères se sont réunis. Cette rencontre était la première de l’année pour le cadre de concertation entre le Service d’information du gouvernement et les directeurs de la communication et des relations presse. Le ministre Gilbert Ouédraogo, porte-parole du gouvernement, a présidé la session. Le thème retenu était la déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso.

Les participants ont réfléchi aux perceptions qui entourent le pays. Ce contexte inclut des défis sécuritaires, des réformes institutionnelles et une quête de souveraineté. Jérémi Sié Koulibaly, coordonnateur du Service d’information du gouvernement, a rappelé le rôle des communicants publics dans la défense de l’image nationale. Il a déclaré :

Le Burkina Faso n’échappe pas à cette réalité. Alors même que notre pays mène des réformes majeures, renforce sa souveraineté et poursuit avec détermination la lutte pour sa sécurité, nous sommes parfois confrontés à des récits qui ne reflètent ni la réalité des efforts accomplis ni les aspirations profondes de notre peuple.

Selon Koulibaly, le thème permet de comprendre les mécanismes qui alimentent les préjugés. Il a souligné l’importance de disposer d’arguments pertinents pour y répondre. Le ministre Gilbert Ouédraogo a invité les communicants à s’approprier le récit national. Il a insisté sur la nécessité de valoriser les efforts du peuple burkinabè. Il a ajouté :

Un peuple qui ne maîtrise pas le récit de son histoire laissera forcément à d’autres le soin d’en parler ou de l’écrire à sa place, avec les risques d’erreur ou pire, avec des intentions de manipulation. Nous devons passer d’une communication administrative à une communication stratégique. Nous devons raconter davantage les histoires de nos héros, présenter les résultats de nos efforts et renforcer la confiance des citoyens.

Une communication a été présentée sur un document intitulé « Déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso ». Ce document a été élaboré par le ministère des affaires étrangères en août 2025, puis actualisé en avril 2026. San Simon Coulibaly, expert au bureau d’analyses stratégiques, a expliqué que sept domaines sont concernés. Il s’agit de la diplomatie, de la souveraineté, de la coopération, de l’administration du territoire, de la cohésion sociale, des droits humains, de l’action humanitaire, de l’économie et des mines. Il a précisé :

Ces stéréotypes ne sont jamais véhiculés au hasard. Ils sont souvent construits pour porter atteinte à l’image de notre pays et saper les efforts accomplis dans plusieurs secteurs.

Les participants ont partagé leurs expériences et identifié les perceptions persistantes. Ils ont réfléchi à des stratégies pour promouvoir un narratif plus réaliste. Le ministre Gilbert Ouédraogo a annoncé de nouvelles orientations pour renforcer la visibilité des actions gouvernementales. Il a invité les directeurs de la communication à mieux communiquer sur les réalisations et les services numériques destinés aux populations.

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