Burkina : les cellules genre en assemblée générale

Le lundi 15 juin 2026, à Ouagadougou, une assemblée générale des cellules institutionnelles et ministérielles pour la promotion du genre s’est tenue. Le ministère de la Famille et de la solidarité, via la Direction générale de la promotion de la femme et du genre, a organisé cette rencontre. L’Agence belge de coopération internationale (Enabel) a fourni un appui technique et financier.

Cette réunion visait à renforcer la concertation entre les cellules genre. L’objectif était d’améliorer l’intégration du genre dans les politiques et programmes des institutions et ministères. L’évaluation de la Stratégie nationale genre (SNG), réalisée en décembre 2025, a servi de toile de fond. Un nouveau référentiel stratégique est en cours d’élaboration, avec un Plan d’actions opérationnel (PAO).

Les échanges ont porté sur la mise en œuvre des recommandations de l’assemblée générale de 2025. Les participants ont aussi présenté un bilan des activités de l’année écoulée. Ils ont partagé les acquis et les difficultés rencontrées dans la promotion du genre au sein des institutions publiques et des départements ministériels. Les résultats de l’évaluation de la SNG ont été présentés. La réflexion a porté sur une meilleure prise en compte du genre dans les politiques de développement.

Les cellules genre existent depuis 2010 dans les ministères et institutions publiques. Leur mission est de veiller à l’intégration du genre dans les politiques, stratégies, programmes et projets. Elles assurent un suivi, un accompagnement et une alerte en matière d’égalité et d’équité. Des recommandations ont été formulées pour renforcer la synergie entre les acteurs. Les participants ont dégagé des perspectives pour le futur cadre stratégique national.

Blaise Pébi Tienin, directeur de la promotion du genre, a expliqué que cette assemblée générale annuelle est un lieu de concertation et de coordination. Elle relie les cellules institutionnelles et ministérielles au ministère de tutelle. L’objectif est de renforcer l’institutionnalisation de l’approche genre dans tous les secteurs. L’identification des participants a veillé à une représentation équilibrée des femmes, sans discrimination.

Pour 2025, les actions ont visé à renforcer la prise en compte du genre à tous les niveaux. Elles ont aussi promu un accès équitable des femmes et des hommes aux services sociaux de base. Les mécanismes de protection ont été renforcés. Pour 2026, l’enjeu principal est de consolider les acquis. Il faut poursuivre les actions pour relever les défis identifiés. L’assemblée a permis d’évaluer la mise en œuvre des recommandations de 2025, d’identifier les insuffisances et de définir les actions à renforcer.

Enabel réaffirme son engagement pour l’égalité de genre. L’État burkinabè bénéficie de son appui dans le cadre du Programme de coopération bilatérale entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique. Ce programme vise la promotion de l’égalité de genre, l’autonomisation des femmes et des jeunes, et l’accès équitable aux services sociaux de base. Blaise Pébi Tienin a remercié Enabel pour son accompagnement.

« Il est important pour Enabel d’accompagner ce type d’activité, car l’ensemble du programme vise à promouvoir des changements durables en faveur de l’égalité de genre et à lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes. Dans cette perspective, nous intervenons dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, la santé, l’éducation ainsi que l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. L’un des changements recherchés concerne la réduction du décrochage scolaire des jeunes filles. Au Burkina Faso, il a été constaté que les abandons scolaires sont plus fréquents chez les filles que chez les garçons. Il ne s’agit là que d’un exemple parmi les nombreuses inégalités auxquelles nous sommes confrontés. Pour réduire cette situation, il est nécessaire d’agir à différents niveaux et de mobiliser plusieurs secteurs. Les projets mis en œuvre par Enabel travaillent directement avec les jeunes filles, mais également sur les dynamiques relationnelles au sein des communautés afin de favoriser leur maintien à l’école. Un travail est aussi mené auprès des institutions pour contribuer à la réduction de cette inégalité », a déclaré l’experte santé à Enabel Burkina Faso, Dr Marielle Jousse.

Dr Marielle Jousse a réaffirmé l’engagement de l’agence belge de développement en faveur de l’égalité de genre et de la réduction des inégalités.

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