Burkina : l’engrais organique, priorité pour la production agricole

René Soala est président de l’Union nationale des producteurs d’oignons. Il est aussi vice-président de la Confédération paysanne du Faso. Dans un entretien, il explique les bénéfices de l’agroécologie. Cette méthode privilégie les engrais organiques. Elle utilise peu d’engrais chimiques. Les pesticides biologiques sont fabriqués à partir de neem, de piment et de savon. L’agroécologie alterne aussi les cultures sur une même parcelle.

L’agriculture conventionnelle cherche à maximiser les rendements avec des engrais chimiques. Ces produits boostent la croissance des plantes. Mais la qualité et la conservation des récoltes sont moins bonnes. Par exemple, un oignon produit avec des engrais organiques se conserve sept à huit mois. Un oignon cultivé avec des engrais chimiques ne se conserve pas longtemps. Les producteurs doivent alors vendre rapidement. Le goût de l’oignon biologique est plus piquant. Celui de l’oignon chimique est plus fade.

L’utilisation excessive d’engrais chimiques appauvrit les sols. Les terres deviennent chaque année plus dépendantes. Pour restaurer un sol épuisé, il faut beaucoup d’engrais organiques. Ces derniers peuvent être produits localement avec des résidus d’écorces et du fumier animal. Une fois décomposé, l’engrais organique fertilise le champ pendant deux à trois ans. L’engrais chimique doit être appliqué chaque année.

Les producteurs d’oignons promeuvent la fumure organique. Un projet mené avec l’INERA a certifié ses résultats. L’oignon biologique a une longue durée de conservation. Sa qualité nutritionnelle est élevée. La tomate biologique a un goût sucré, contrairement à la tomate chimique. Ces expériences confortent la promotion de l’engrais organique.

Au Burkina Faso, les pratiques agroécologiques courantes incluent la fumure organique, les pesticides bio locaux et l’association des cultures. Sur un même périmètre, on cultive oignons, tomates et choux. Cette diversité préserve la biodiversité. Un sol pauvre produit moins et est plus vulnérable aux attaques. Il retient mal l’eau. La croissance des plantes est alors compromise.

Précédent

Sahel : les ministres des Affaires étrangères renforcent la coordination diplomatique

Suivant

Bac 2026 au Bassitenga : la directrice provinciale encourage les candidats