Burkina : le Premier ministre installe le conseil de l’IPN-Farafina

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé à l’installation des membres du Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs-Farafina (IPN-Farafina). La cérémonie s’est déroulée mardi à Ouagadougou. Le chef du gouvernement a demandé aux membres d’exercer leur fonction avec humilité, courage et sens du devoir.

Cette installation représente un acte institutionnel, historique et symbolique. Elle marque la renaissance d’une institution voulue par le Président Thomas Sankara. L’objectif était de permettre aux peuples noirs de mieux connaître leur histoire. Il s’agissait aussi d’assumer leur dignité et de contribuer au progrès de l’humanité.

La relance de l’IPN-Farafina montre la volonté du Burkina Faso de restaurer ses instruments de pensée. Le pays veut faire de la culture, de la mémoire, de la science et de l’identité des piliers de la souveraineté nationale. Dans le contexte de la Révolution progressiste et populaire, la souveraineté est aussi culturelle, scientifique, linguistique et spirituelle.

Un peuple qui ne maîtrise pas son histoire reste exposé à la domination. Le Premier ministre a souhaité que l’IPN-Farafina devienne un outil stratégique de libération des consciences. Il doit aussi réhabiliter les héritages africains et promouvoir une Afrique digne et solidaire.

Les membres du Conseil d’orientation doivent éclairer les choix stratégiques de l’Institut. Ils doivent veiller à sa vocation originelle. L’Institut doit devenir un espace de recherche, de formation, de dialogue et de rayonnement pour les peuples noirs. Le Premier ministre les a exhortés à promouvoir les valeurs, les cultures, les langues nationales et les savoirs endogènes.

Ils doivent aussi contribuer aux politiques publiques en matière d’éducation, de culture et de recherche. Le Premier ministre les a invités à transformer leurs compétences en actions concrètes. Ces actions doivent servir la recherche, la formation, l’éducation patriotique et panafricaine. Elles doivent aussi valoriser les archives et renforcer les partenariats.

L’Institut doit participer au réveil des consciences africaines. Il doit combattre les formes contemporaines de domination par la connaissance, l’organisation, la discipline et la solidarité. Le président du Conseil d’orientation, Claude Aimé Tassembédo, a salué la vision du Président Ibrahim Traoré. Son engagement a donné une nouvelle impulsion à l’Institut.

M. Tassembédo a rappelé que l’IPN-Farafina s’inscrit dans la continuité de la pensée de Thomas Sankara. Un peuple ne peut conquérir sa dignité sans connaître son histoire. Le Conseil d’orientation doit définir les grandes orientations stratégiques de l’Institut. Il doit veiller à la qualité de sa gouvernance et assurer la cohérence de son action.

La première session ordinaire du Conseil permettra de poser les bases organisationnelles. Les membres sont conscients de leur responsabilité. Ils se sont engagés à bâtir une institution solide, crédible et durable. L’Institut doit servir le Burkina Faso, l’Afrique et les générations futures. M. Tassembédo a souhaité que la jeunesse burkinabè et africaine y trouve fierté et espérance.

« Puisse notre action contribuer à faire de IPN-Farafina un centre d’excellence scientifique, un gardien vigilant de notre mémoire, un pont diplomatique entre le Burkina Faso, l’Afrique et sa diaspora, et un acteur majeur du raisonnement de la civilisation des peuples », a-t-il déclaré.

Les membres du Conseil d’orientation installés sont : Claude Aimé Tassembedo (président), Franklin Nyamsi, Nathalie Yamb, Abdoul Niang, Sogoyou Kokou Keguewe, Sié De Bindouté Da, Serge Bayala, Boukary Nébié, Éric Wilfrid Yirim Zouré, Wendlarima Hyacinthe Ouédraogo, San Simon Coulibaly et Zakaria Koumaré.

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