Le 27 juin 2026, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a clos la 34e session des Assemblées générales des sociétés d’État et des établissements publics de prévoyance sociale. Il a demandé aux dirigeants de ces entités de placer la souveraineté et la performance au centre de leur action. Selon lui, ces entreprises sont des outils stratégiques pour l’indépendance du Burkina Faso.
Les responsables des entreprises publiques ne sont plus de simples gestionnaires, a-t-il dit. Il les a qualifiés de « combattants de la liberté ». Ils doivent mesurer les enjeux de chaque décision et de chaque partenariat. « Un choix mal opéré peut être une vulnérabilité supplémentaire pour les sociétés que vous dirigez », a-t-il averti.
Le gouvernement a donné des instructions précises. Les projets de logiciels et de transformation numérique doivent être menés avec le ministère chargé de la Transition digitale. Cela garantit « toute la souveraineté » et « toute la maîtrise » de ces outils, a expliqué le Premier ministre.
« Plus que jamais, la révolution, le combat pour l’affranchissement est entré dans une nouvelle phase. C’est à la guerre comme à la guerre », a-t-il déclaré. Il a invité chacun à réinventer sa manière d’agir pour contribuer à la liberté du peuple burkinabè.
Le chef du gouvernement a aussi exhorté les dirigeants à faire preuve de responsabilité et de rigueur. Il a insisté sur le renforcement de la gouvernance, du civisme et du patriotisme. Il a demandé l’application des réformes, l’opérationnalisation des nouvelles sociétés d’État et l’exécution des recommandations.
Les travaux ont montré une progression des performances. Le chiffre d’affaires des sociétés d’État a augmenté de 80,30 %. Le total produit des établissements publics de prévoyance sociale a progressé de 4,55 % en 2025, a indiqué le Premier ministre.
Le résultat net global s’est amélioré. Les entreprises publiques ont contribué au budget de l’État et au Fonds de soutien patriotique. Le Code de bonnes pratiques de gouvernance est mis en œuvre progressivement. Les recommandations des missions d’audit sont appliquées de façon satisfaisante.
Jean Emmanuel Ouédraogo a annoncé la poursuite des réformes. Il a estimé que les performances obtenues sont le résultat de « réformes courageuses ». Ces réformes visent à assainir la gouvernance, renforcer la rigueur et améliorer les performances. Le Burkina Faso doit être maître de son destin dans tous les secteurs.
Le Premier ministre a assuré que toutes les sociétés d’État font l’objet d’un suivi permanent. Il a de nouveau exhorté leurs dirigeants à la responsabilité et à la rigueur.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a donné des précisions. Le chiffre d’affaires cumulé des sociétés d’État a progressé de 80 % pour atteindre 5 571 milliards de FCFA. L’excédent bénéficiaire global a augmenté de plus de 15 %, pour s’établir à 146 milliards de FCFA. Leur contribution au budget de l’État a dépassé 680 milliards de FCFA, en hausse d’environ 22 %.
Une société publique du secteur minier, créée dans le cadre des réformes, a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 3 000 milliards de FCFA, a indiqué le ministre. Il a reconnu que certaines entreprises restent en difficulté en raison de leurs missions sociales. Des mesures sont en cours pour améliorer leurs performances.
Le ministre a annoncé que 11 nouvelles sociétés d’État seront examinées lors de la 35e session, consacrée aux comptes de l’exercice 2026.






