Le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC) agit au Burkina Faso. Ses ouvrages améliorent l’accès à l’eau et la production agro-pastorale. Ils restaurent aussi les terres dégradées. Une mission conjointe de suivi a visité plusieurs réalisations du 12 au 18 juillet 2026.
Dans la région du Nakambé, le bouli pastoral de Nakaba offre 25 000 m³ d’eau. Il sert à abreuver environ 20 000 têtes de bétail. Un comité de gestion de dix membres, dont trois femmes, assure son entretien. Le président Noraogo Niodogo a expliqué son utilité.
« Avant, nos animaux parcouraient de longues distances pour s’abreuver et pouvaient rester deux jours sans eau. Aujourd’hui, les besoins des animaux sont couverts grâce au bouli, tandis que l’eau des forages reste réservée aux populations », a-t-il déclaré.
Un second bouli de même capacité est en construction à Soalga, dans le Ganzourgou. Les bénéficiaires espèrent ainsi réduire les conflits liés aux forages. Madeleine Kaboré a témoigné.
« Nous sommes souvent obligés de partager les forages avec les animaux. Ce bouli améliorera considérablement nos conditions de vie et notre production pastorale », a-t-elle confié.
Le PIDACC investit aussi dans la restauration des sols. À Soalga, des cordons pierreux couvrent 40 hectares. Un lieutenant des eaux et forêts a précisé leur rôle. Ils ralentissent le ruissellement et favorisent l’infiltration de l’eau. Les rendements agricoles augmentent ainsi. L’association Song-taaba de Tandaga bénéficie de 30 hectares de ces aménagements.
Une station météorologique synoptique a été construite à Koupéla. Elle collecte des données sur la pluviométrie et les vents. Les producteurs reçoivent des prévisions pour mieux planifier leurs semis.
À Gallo, des biodigesteurs transforment les déjections animales en biogaz. Le propriétaire unique de l’installation a noté une amélioration des rendements grâce au fertilisant organique. Il a toutefois déploré le manque de techniciens locaux.
« Plusieurs biodigesteurs de Gallo sont actuellement hors service faute de techniciens qualifiés », a-t-il regretté. Il a plaidé pour former deux jeunes de la localité.
Le PIDACC intervient dans neuf pays du bassin du Niger. Au Burkina, ses axes principaux sont le renforcement des écosystèmes, l’amélioration de la résilience des populations et le développement des capacités d’adaptation au changement climatique. Le programme couvre les régions du Liptako, du Soum, du Goulmou, de la Sirba, de la Tapoa et du Nakambé.






