Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso a tenu son congrès à Ouagadougou le 18 juillet 2026. Cette réunion visait à mettre à jour les textes statutaires de l’organisation.
L’adoption de la loi n°11-2025/ALT en juillet 2025 impose de nouvelles règles aux associations. Le CNEI-BF devait donc adapter sa gouvernance à cette législation.
« L’organisation d’un congrès national extraordinaire apparaît nécessaire afin de procéder à la relecture, à l’actualisation et à l’adoption des textes statutaires et réglementaires du CNEI-BF. Cette démarche vise à la fois à assurer la conformité juridique de l’organisation aux dispositions de la nouvelle loi portant liberté d’association et à présenter le bilan de renouvellement des bureaux régionaux de l’économie informelle », ont justifié les responsables.
Le président du CNEI-BF, Salifou Nikiéma, a rappelé les progrès de la structure. Il a cité la présence sur le territoire, le dialogue avec l’État, l’emploi des jeunes, la protection sociale et l’accès au crédit.
« Depuis sa création, notre organisation a enregistré des avancées significatives. Nous avons progressivement renforcé notre présence sur le territoire national, développé le dialogue avec les pouvoirs publics et participé à plusieurs initiatives visant à promouvoir l’emploi en offrant des opportunités à la jeunesse burkinabè pour les stages ; la protection sociale en contribuant à l’extension de l’assurance maladie universelle aux travailleurs du secteur informel ; l’entrepreneuriat en facilitant l’accès des unités de production informelle aux crédits. Le congrès qui nous réunit aujourd’hui répond précisément à cette exigence. Il doit nous permettre d’examiner, d’améliorer et d’adopter les textes statutaires du CNEI-BF aux orientations politiques des plus hautes autorités du pays dont la vision est incarnée par le camarade président du Faso, chef de l’Etat, Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré », a exprimé Salifou Nikiéma.
Le congrès a aussi examiné le plan stratégique du CNEI-BF. Ce document fixe les futures orientations de l’organisation.
Le directeur de l’économie informelle, Moussa Zoundi, a encouragé les participants. Il a salué la mise en conformité du CNEI-BF avec la loi nationale.
« En tant qu’agents publics du ministère en charge de l’emploi, ministère de tutelle, nous saluons cela à sa juste valeur et restons disponibles pour les accompagner techniquement afin que cela puisse se réaliser », a déclaré M. Zoundi.
Le CNEI-BF compte aussi profiter du Régime d’assurance maladie universelle et du Fonds burkinabè de développement économique et social. L’organisation veut devenir une institution autonome dans les 17 régions du pays d’ici 2030.






