Le lundi 15 juin 2026, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara a dirigé une cérémonie. Cette ministre des sports, de la jeunesse et de l’emploi a lancé un projet à Bobo-Dioulasso. La rencontre a eu lieu à la maison de la culture. Des autorités, des entrepreneurs, des invités et des jeunes étaient présents.
Le Burkina Faso connaît une transition démographique notable. Environ 77,9% de la population a moins de 35 ans. Des rapports du ministère de l’économie indiquent une chance pour le dividende démographique. Cette chance dépend de la capacité à rendre les jeunes productifs. L’UNFPA a collaboré avec les autorités nationales, les collectivités, les associations de jeunes, la société civile et le secteur privé. Ensemble, ils ont créé le projet « Catalyser le capital humain jeune dans la région du Guiriko ».
Ce projet vise à développer le capital humain des adolescents et des jeunes de cette région. Il offre des opportunités d’insertion économique et sociale. Il donne aussi accès à des services de santé et favorise la participation citoyenne. Les cibles principales sont les jeunes filles et garçons de Bobo, Bama, Karangasso Vigué et Karangasso Sambla. Les volets clés sont l’employabilité, l’insertion et la cohésion sociale.
Yves Sassenrath, représentant résident de l’UNFPA Burkina Faso, a pris la parole. Il a expliqué que Hugues Fabrice Zango et Irène Tassembédo soutiennent le projet. Ces personnalités croient en cette approche, qui pourrait se répandre. « On veut commencer ici à Bobo, mais l’idée c’est de convertir cela en programme national, en programme conjoint appuyé par le système des Nations unies au Burkina Faso », a-t-il déclaré. Selon lui, catalyser le capital humain signifie reconnaître que la jeunesse est le bien le plus précieux du pays. Il a rappelé que les moins de 35 ans représentent presque 78% de la population. « C’est un capital humain à qui il faut donner les outils, les compétences pour justement être prêt à embrasser les défis de notre monde d’aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Il a regretté que l’intelligence artificielle remplace de nombreux emplois. L’industrie de l’or et d’autres défis créent des difficultés pour les jeunes. Il a cité l’abus de substances et l’abondance d’écoles. « Ce sont toutes les croyances et les coutumes qu’il faut peut-être réviser avec les chefs coutumiers, avec les leaders religieux et tout ça ensemble pour comprendre qu’il y a des choses qui sont bien, il y a d’autres choses qui sont peut-être à revoir pour le bien du pays, par exemple faire en sorte que les filles puissent rester à l’école et ne pas tomber enceintes et ne pas se marier en tant qu’enfant », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’il faut aider les jeunes à trouver un emploi ou à créer une entreprise. Le projet vise des résultats concrets sur une courte période de 7 à 8 mois. Son coût est estimé à 200 000 dollars américains.
Thomas d’Aquin Yaméogo, coordonnateur pays du programme des Volontaires des Nations unies pour le Burkina et le Togo, a pris la parole. Il a affirmé que le projet s’aligne sur le plan de relance du gouvernement. Les agences des Nations unies accompagnent ce plan. Le programme des Volontaires des Nations unies soutient techniquement le projet. Il mobilise 120 volontaires qui seront placés en stage dans des entreprises. Il s’agit de deux cohortes de 60 personnes pour des périodes de trois mois. Une équipe technique encadrera et formera ces jeunes. Des volontaires en ligne diffuseront des informations sur le projet dans le monde entier.
La ministre en charge de la jeunesse a conclu la cérémonie. Elle a réaffirmé que la démographie du Burkina Faso n’est pas un fardeau. C’est une chance pour le dividende démographique, si la jeunesse devient productive. Elle a noté que 20% des filles de 15 à 19 ans ont déjà eu une grossesse. Les IST sont la troisième cause de consultation dans les services de santé universitaires. Le projet est cohérent avec les orientations du président Ibrahim Traoré, qui place la jeunesse au cœur de la refondation nationale. D’une durée de huit mois et avec un budget de 200 000 dollars américains, le projet agit sur trois leviers dans les communes de Bobo-Dioulasso, Bama, Karangasso-Vigué et Karangasso-Sambla. Sur le plan de l’employabilité, 200 jeunes filles et garçons bénéficieront d’un stage d’apprentissage. Trente référents d’opportunité d’insertion seront formés aux nouvelles technologies.






