Burkina : la supply chain devient un levier de performance durable

Une conférence s’est tenue à Ouagadougou le 17 juillet 2026. Des étudiants de l’École burkinabè des affaires ont organisé la rencontre. Le thème portait sur la responsabilité sociétale des entreprises et la chaîne d’approvisionnement. Des spécialistes de la RSE et des mines ont animé les échanges. Ils ont montré que la performance économique dépend désormais des enjeux environnementaux et sociaux.

Le chef de la cellule RSE de l’Institut 2iE, Facia Giraude Adeossi, a présenté l’expérience de son établissement. Depuis quinze ans, l’institut intègre la durabilité dans ses formations. L’eau, les énergies renouvelables et le génie civil sont ses domaines clés. Pour M. Adeossi, ces matières sont naturellement alignées sur les objectifs de développement durable. Il a déclaré :

« Si les métiers fondamentaux relèvent déjà du développement durable, il était naturel d’étendre cette vision à toute la stratégie de l’institution afin d’être un centre d’excellence socialement responsable contribuant activement au développement durable des territoires africains. »

La démarche RSE de 2iE a commencé en 2010 par un diagnostic. L’établissement a évalué ses pratiques et ses émissions. Il a ensuite élaboré une politique formelle de RSE. Des rapports de durabilité ont été publiés. Des référentiels internationaux ont été adoptés. M. Adeossi a insisté sur le diagnostic préalable. Il a expliqué :

« On ne peut pas faire de la RSE sans procéder à un diagnostic. Il faut analyser les pratiques, mesurer leur conformité aux exigences légales et internationales et prendre en compte les attentes des employés, des étudiants, des fournisseurs et des partenaires financiers. »

Plusieurs outils aident à structurer cette politique. M. Adeossi a cité l’ISO 26000, le Global Reporting Initiative, le Pacte mondial et EcoVadis. Ces référentiels renforcent la réputation des entreprises. Ils facilitent l’accès aux financements.

Kalid Kéré, spécialiste RSE et gouvernance des mines, a pris la parole. Il a montré que la chaîne d’approvisionnement est un domaine stratégique pour les entreprises. Il a déclaré :

« Lorsqu’on parle de RSE sans toucher à la chaîne d’approvisionnement, on passe à côté de l’un des domaines les plus stratégiques de l’entreprise. »

M. Kéré a donné l’exemple de la mine d’Essakane. Il a expliqué que l’intégration des critères ESG dans les achats réduit les risques. Cela améliore les performances et renforce la résilience. Il a évoqué la décarbonation, les énergies renouvelables et la réduction des déchets. Les droits humains et la sécurité au travail sont aussi importants. Il a cité un fournisseur qui a diminué ses emballages. Cela a fait baisser les coûts et les déchets.

Le contenu local est une autre priorité. M. Kéré a souligné l’importance d’accompagner les fournisseurs nationaux. Cela sécurise les approvisionnements et soutient l’économie locale. Le président du comité d’organisation, Soré Boureima, a rappelé le but de la conférence. Il s’agissait de rapprocher les étudiants du monde professionnel. La rencontre a réuni étudiants, experts et professionnels autour de ces enjeux.

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