La troisième édition des journées des hôtesses et travailleurs des bars a débuté le vendredi 24 avril 2026 à Ouagadougou. Elle se déroule au Conseil burkinabè des chargeurs. Le thème retenu est : « La serveuse de bar et de maquis : de son recrutement à son accomplissement social. Quelles stratégies pour une réelle valorisation de son métier ? »
Claude Ouiya est le président du conseil d’administration de l’événement. Il explique que ces journées visent à améliorer les conditions de travail dans les bars et maquis. Il souhaite mettre en lumière les difficultés des serveuses. Ces difficultés incluent des pressions souvent ignorées.
« J’ai instauré ces journées parce que dans le vécu quotidien avec des serveuses, j’ai constaté que ces gens n’étaient pas en sécurité. Elles étaient brisées dans toutes les échelles possibles. L’hôtesse qui est recrutée au bar est menacée à tous les niveaux. Quand on la recrute, il y a le manager qui peut peut-être vouloir entretenir une relation avec elle. Il y a aussi le caissier, le gérant, et même le patron. Et à tous les niveaux où elle le refuse, sachez bien qu’il y a des sanctions. Et souvent même des rejets », a-t-il déclaré.
Claude Ouiya appelle les tenanciers à établir un cadre de travail harmonieux. Il les invite à être des patrons ouverts. Les employés pourront ainsi exprimer leurs problèmes. Il demande aussi aux propriétaires de bars d’organiser une petite fête pendant ces deux jours. Cela permettrait de rendre hommage aux serveuses.
Il lance un appel aux autorités compétentes. Il leur demande d’examiner les conditions de travail des serveuses. Il prévoit également une formation pour les gérants, comptables, managers, serveurs et serveuses. Cette formation devrait assainir le milieu professionnel.
« Dans notre démarche, on prévoit après cet événement de commencer à former nos hôtesses, à former les managers, à former les caissiers. Parce qu’il faut aussi renforcer les capacités. Il y a des gens qui viennent, qui ne savent pas comment s’adresser à un client. Même quand un client n’est pas trop content, il s’exprime mal, il y a une manière de revenir à la personne. Donc il faut aussi des formations au niveau des hôtesses, mais encore plus, les managers. Dites-vous qu’un seul manager peut être en train de recruter 100 personnes pour travailler dans un bar. Alors que lui-même, il ne peut même pas se manager lui-même d’abord. Tout ce qu’il sait, c’est peut-être intimider une fille pour avoir une relation avec elle », a-t-il ajouté.
Cette édition innove par la présence d’autres maquis et bars. L’ouverture a inclus une projection cinématographique. Cette capsule montre les conditions de vie des serveurs et serveuses. L’équipe de l’acteur Hyppolite Ouangrawa y transmet un message d’amour et de respect.
La marraine de la cérémonie est Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, ministre chargée des sports. La ministre de l’action humanitaire est co-marraine. Abdoul Kader Soma a représenté la marraine. Il a salué l’événement qui met en valeur le métier de serveuse. Il a déclaré que ce métier est noble et mérite une juste appréciation.
« Le métier exercé dans les bars ou maquis, bien que souvent victime de préjugés, est une activité reconnue et constitue un levier important d’emploi pour la jeunesse. À ce titre, il mérite considération, encadrement et valorisation. Le secteur des bars au maquis contribue de manière significative à l’économie nationale et à la réduction du chômage dans notre pays », a-t-il affirmé.
La marraine a réaffirmé l’engagement de son département. Elle soutiendra les actions de promotion de ces métiers. Cela respecte les orientations nationales pour l’emploi des jeunes.






