Le 15 mai 2026, le centre culturel de Yilo à Koukouldi a organisé une célébration des coutumes et traditions. L’événement, intitulé « 72 heures des communautés », s’est déroulé du 14 au 16 mai 2026. Il s’agissait de la troisième édition de cette journée.
Le thème retenu était « Communautés et cohésion sociale : quelle contribution des acteurs au renforcement de la cohésion sociale ? ». Des représentants de la Chine, du Togo, du Mali, du Niger, de l’Arabie saoudite et de l’Allemagne ont participé aux festivités.
Le site de Koukouldi a accueilli des danses traditionnelles, des prestations de masques et des démonstrations des dozos. Ces chasseurs traditionnels ont montré leur art. Des artistes de plusieurs communautés étaient également présents.
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a pris la parole au nom du gouvernement. Il a salué la forte mobilisation des populations. Selon lui, cet événement à Koukouldi prouve la résilience du peuple burkinabè face aux épreuves.
« Le Burkina Faso reste debout malgré les défis. Cette célébration est également un message adressé au monde entier pour montrer que les populations continuent de vivre, de se déplacer et de préserver leurs traditions », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que le pays a surmonté l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme. Il a affirmé que le Burkina Faso restera debout face au terrorisme. Koukouldi incarne cette résilience, selon lui.
Bassolma Bazié, ancien ministre de la Fonction publique et promoteur du centre culturel, a invité les gardiens des savoirs endogènes à préserver les valeurs d’intégrité, de respect, de combativité, de tolérance et de pardon. Il a expliqué que certains phénomènes surviennent lorsque les traditions ne sont pas respectées.
« Lorsqu’un grand-père ou une grand-mère meurt et que certains petits-enfants refusent de creuser sa tombe sous prétexte qu’il ou elle ne faisait pas telle ou telle pratique, il n’y a pas pire malédiction qu’on se jette en faisant cela », a-t-il relaté.
Il a évoqué les âmes des défunts rejetées par les ancêtres. Ces âmes, selon lui, provoquent des accidents dans certains lieux. Il a appelé à revenir sur la voie pour que les âmes soient acceptées dans l’au-delà.
Bazié a estimé que cette célébration doit créer les conditions du vivre-ensemble. Il a insisté sur l’exemplarité, l’honnêteté et l’intégrité. Il a comparé la culture aux racines d’un arbre, affirmant qu’un arbre ne peut survivre avec les racines d’un autre.
« On doit avoir un comportement d’exemplarité, d’honnêteté, d’intégrité, d’honneur afin que les enfants puissent suivre ces voies et mieux construire notre pays », a-t-il indiqué.
Les organisateurs ont voulu promouvoir les valeurs endogènes et renforcer le vivre-ensemble. Leur objectif est d’encourager les communautés à jouer un rôle dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso.






