Burkina : Journée anticorruption le 9 juillet 2026 à Loumbila

Le Burkina Faso commémorera la Journée africaine de lutte contre la corruption le 9 juillet 2026. La cérémonie se déroulera à l’Institut national de formation des personnels de l’éducation de Loumbila. L’annonce a été faite mercredi par Lassané Compaoré, contrôleur général d’État de l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de Lutte contre la corruption.

Selon M. Compaoré, la corruption ne peut plus être vue comme un simple délit financier. Elle représente une menace directe pour la sécurité et la souveraineté du pays. Dans les États de la Confédération du Sahel, ce fléau nuit aux efforts de reconquête territoriale et de refondation de l’État. Chaque ressource détournée prive les forces de défense et les volontaires de moyens essentiels. Les secteurs sociaux et les populations vulnérables en souffrent également.

Le contrôleur général a tenu une conférence de presse pour détailler les activités prévues. La journée continentale est fixée au 11 juillet sur le thème : « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruptions à travers l’Afrique ». Au Burkina Faso, la lutte contre la corruption est une priorité nationale, au même titre que la reconquête du territoire et la refondation de l’État.

L’institution souligne la nécessité de dépasser les réformes institutionnelles. Il faut bâtir une culture de redevabilité impliquant chaque citoyen, de la famille aux hautes responsabilités. Cette édition 2026 se veut sobre et porte un message de gestion rigoureuse des deniers publics.

Le programme inclut une cérémonie officielle à Loumbila, des panels de réflexion et des échanges entre acteurs de la gouvernance et populations. Cinq axes structurent les activités : éducation à l’intégrité dès l’enfance, implication des autorités religieuses et coutumières, valorisation des valeurs culturelles, rôle de la famille dans la formation civique, et usage d’outils numériques pour la transparence.

M. Compaoré a salué les réformes engagées pour consolider la transparence. Il y voit une volonté de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions. Il a rappelé l’appel du président Ibrahim Traoré, lancé le 6 juillet 2026, pour plus d’unité, de travail et de production dans l’espace confédéral.

Une campagne de sensibilisation par SMS et un message conjoint avec les acteurs anticorruption complètent le dispositif. Le contrôleur général a invité les médias à promouvoir l’intégrité et la redevabilité au Burkina Faso.

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