Le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a organisé une cérémonie pour honorer la mémoire de Domba Jean-Marc Palm. Ce chercheur et ancien ministre des affaires étrangères est décédé le 14 mai 2026. Des collègues, des amis, des connaissances et des membres de sa famille étaient présents. Ils ont salué un homme humble, disponible et dévoué aux autres.
L’atmosphère était empreinte d’émotion et de recueillement. Les intervenants ont reconnu ses qualités humaines et professionnelles. Domba Jean-Marc Palm était un chercheur engagé, un intellectuel respecté et un homme d’État. Il laisse le souvenir d’une personne accessible et attentive aux préoccupations de ses collaborateurs. Malgré ses nombreuses responsabilités, il accompagnait volontiers son prochain.
Ses collègues du monde scientifique considèrent sa disparition comme une perte pour la recherche au Burkina Faso. Ils ont salué son engagement pour la science, la transmission du savoir et le développement du pays.
Je suis beaucoup plus jeune que lui mais je l’appelais Jean-Marc. Je l’appelais par son prénom. C’est pour vous montrer à quel point nous étions proches. Chaque fois qu’il m’appelait au téléphone, il disait DG. Je lui demandais de ne pas m’appeler DG mais Emmanuel. Donc, permettez-moi de m’adresser à lui en le tutoyant. Jean-Marc, tu t’es toujours montré au service des autres avec un esprit de camaraderie hors pair, en témoigne le « tu » que j’emploie lorsque je parle de toi. Ton engagement pour ton pays t’a conduit à occuper de hautes responsabilités politiques et professionnelles, en témoignent tes nominations. Figure emblématique de l’intégration africaine, pilier de la pensée scientifique, défenseur infatigable des droits humains, bibliothèque vivante, chacun y est allé de son inspiration pour te qualifier. Ta rigueur professionnelle, ton engagement pour la paix et ta profonde analyse ont fait de toi une figure respectée au plan national et international. Jean-Marc, au-delà de nombreuses activités de recherche menées, tu es aussi l’auteur de nombreux articles et ouvrages scientifiques qui constituent une source d’inspiration pour la science. Nous retiendrons de toi un être humain dans le sens noble du terme. Tes collègues retiennent de toi un homme très ouvert, battant, sociable, serviable et disponible.
Emmanuel Nanéma, délégué général du CNRST, a prononcé ces mots avec émotion. Il a remercié l’homme pour son travail en faveur de la science et du développement du pays.
Le Pr Alkassoum Maïga a parlé au nom des ex-ministres Simon Compaoré et Christophe Dabiré. Il a loué la vie utile du défunt.
Votre vie a été une vie de rêve qu’on aurait tous aimé avoir. Parce que dans cette vie, vous avez façonné, fabriqué, formé des hommes, des étudiants qui sont devenus vos collègues. Quelle belle consécration ! Vous avez mené les combats les plus dangereux, mais des combats qu’il fallait mener. Vous êtes un intellectuel. Être intellectuel, c’est le fait de mobiliser son intelligence au service des causes. S’il fallait résumer votre vie, c’est ce qu’on appelle en anthropologie les « trois P » que sont la procréation, la production et la production. Aujourd’hui, vous êtes dans la phase de protection. Celle de pouvoir veiller sur votre famille et celle de pouvoir veiller sur vos collègues et amis. Je vais vous demander de préparer la meilleure des places pour nous qui venons après auprès du Tout-Puissant, le bon Dieu. Qu’il vous accorde sa grâce et fasse de vous ceux qui sont installés à sa droite pour occuper le paradis éternel.
Des parents, des amis et des proches ont témoigné de sa générosité et de son humanisme. Ils l’ont décrit comme un homme de dialogue et de sagesse. Plusieurs témoignages ont mis en avant sa simplicité, son sens de l’écoute et son attachement à la solidarité. Idrissa Zampaligré, un ami du défunt, a demandé pardon à l’assistance au nom de son ami.
L’homme ne peut pas être à 100 % parfait. Vous avez tous parlé en bien de Jean-Marc. Je sais qu’en voulant bien faire les choses, on commet souvent des fautes qui blessent certaines personnes sans qu’on le sache. Donc, je demande pardon à tous ceux que mon ami Jean-Marc a eu à offenser.
Il a remercié le CNRST et les proches du défunt pour leur reconnaissance. Après la cérémonie, la dépouille de Domba Jean-Marc Palm a été conduite dans son village natal de Bondjigui. Son inhumation est prévue pour le mardi 19 mai 2026. Le Burkina Faso perd une personnalité du monde scientifique et diplomatique. Son engagement et son héritage continueront d’inspirer plusieurs générations.






