Burkina Faso : valoriser les aliments locaux oubliés contre le gaspillage

Le réseau des Jeunes Slow Food Burkina a organisé un événement les 23 et 25 avril 2026. Cette action s’inscrit dans la journée mondiale de la Disco soupe. L’objectif est de lutter contre le gaspillage alimentaire. Il s’agit aussi de redécouvrir des mets locaux délaissés. Le thème national choisi est clair : consommer des aliments locaux négligés ou sous-consommés. Ces produits sont bons, propres et justes pour la sécurité alimentaire et l’environnement.

Au Burkina Faso, le gaspillage alimentaire pose un problème spécifique. Plusieurs plats traditionnels sont méconnus du grand public. Certains risquent même de disparaître. Le réseau des Jeunes Slow Food Burkina a donc mis l’accent sur la valorisation de ces mets oubliés.

Jean Marie Koalga, président de Slow Food Burkina, a indiqué que beaucoup de gens ignorent la valeur de ces aliments locaux. Il a précisé que les redécouvrir permet de bien manger et de soutenir les petits producteurs locaux.

L’événement mondial est né à Berlin il y a dix ans. Il s’appelait alors Schnippeldisko. C’était une soupe de protestation contre le gaspillage. Elle avait nourri 8 000 personnes. Depuis, le concept s’est répandu partout dans le monde.

Au Burkina Faso, l’approche a été adaptée aux réalités locales. Guy Arthur Zoungrana est le point focal du réseau des Jeunes Slow Food. Il a expliqué que la préoccupation du gaspillage existe. Mais l’urgence est aussi de valoriser les aliments sous-consommés. Selon lui, ces produits contribuent grandement à la souveraineté alimentaire des communautés et du pays.

Pour marquer cette dixième édition, plusieurs activités étaient prévues le samedi 25 avril 2026. Le matin à 9 heures, une visite a eu lieu à la ferme agroécologique Slow Food de Bargo. Cette ferme se trouve dans la commune de Saaba. L’après-midi à 14 heures, une séance de dégustation s’est tenue au restaurant Slow Food Delwendé. Ce restaurant est situé au siège de l’Association femme de l’avenir à Katr Yaar. C’est dans l’arrondissement 11 de Ouagadougou. Les participants ont pu goûter un met local négligé : le boal-boala. Une ambiance musicale accompagnait la dégustation.

L’objectif général de cette célébration était d’impliquer les jeunes dans le combat pour la sécurité alimentaire. Il s’agissait de les sensibiliser aux méfaits de la négligence et du gaspillage. Le but était aussi de faire d’eux des acteurs clés au sein de leurs communautés. Le slogan international rappelle cette idée : remplir les ventres, pas les poubelles. Au Burkina, cela passe par l’assiette et par la redécouverte d’un patrimoine culinaire local trop souvent laissé de côté.

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