Burkina Faso : une technique japonaise pour entretenir une route à Kamboinsin

Depuis le 6 juillet, le ministère de la Construction de la Patrie et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) testent une méthode japonaise à Kamboinsin. Cette technique s’appelle le « Do-Nou ». Elle sert à entretenir une voie en terre. L’objectif est aussi de former des formateurs à cette pratique. Celle-ci mise sur les ressources locales et la participation des habitants.

Le chargé d’études au Secrétariat général du ministère, Grégoire Yagibou, a expliqué que l’approche du « Do-Nou » implique les populations dans l’aménagement de la route. Elle correspond aux orientations nationales pour un développement qui valorise les citoyens et les ressources locales. Selon lui, cette technique permet de remettre les routes hors d’eau rapidement. Elle améliore le drainage et empêche l’eau de stagner sur la chaussée. Plusieurs tronçons ont déjà été réalisés au Burkina Faso ces deux dernières années.

Les travaux se terminent le 10 juillet. Ils concernent un tronçon de 108 mètres de long et cinq mètres de large. Environ 80 personnes participent. Il y a des techniciens du ministère, des volontaires du Programme national de volontariat au Burkina (PNVB), des riverains, des associations, la mairie et des agents de la Direction générale de l’entretien des routes et du patrimoine bâti.

Le formateur Sylvain Nacoulma, du ministère, a indiqué que les populations réalisent directement environ 30 % des travaux. Cela se fait dans une logique d’implication communautaire. Il a précisé que « Do-Nou » signifie « sac rempli de terre » en japonais. La méthode consiste à mettre de la latérite dans des sacs. Ces sacs sont ensuite disposés en couches compactées pour former la base de la chaussée. Le nombre de couches dépend de l’état de dégradation de la voie. Sur le tronçon de Kamboinsin, une à trois couches ont été posées selon les endroits. Ensuite, la couche de roulement et les travaux de drainage sont réalisés pour faciliter l’écoulement des eaux. M. Nacoulma a ajouté qu’avec un entretien régulier, une route construite avec cette méthode peut durer entre cinq et sept ans.

Le technicien Sanoussa Belèm a justifié le choix de ce tronçon par son importance pour les riverains, notamment les élèves et les habitants du quartier. Il a déclaré : « Nous recherchons les voies où les bourbiers rendent la circulation difficile. Ici, nous avons constaté une forte fréquentation avec la présence d’établissements scolaires. L’aménagement permettra aux élèves et aux populations de circuler plus facilement. »

Le représentant adjoint de la JICA au Burkina Faso, Makoto Terashima, a estimé que la méthode « Do-Nou » est une solution simple, rapide et peu coûteuse pour améliorer les routes communautaires. Selon lui, l’amélioration des voies d’accès facilite les déplacements vers les écoles, les centres de santé et les marchés. Cela contribue au développement local.

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