Les députés burkinabè ont voté une loi sur la réserve militaire. L’Assemblée législative de Transition a approuvé ce texte le 26 mai 2024 à Ouagadougou. Le vote a été unanime. Cette loi fixe le statut des réservistes dans le pays. Elle prévoit la montée en puissance d’une force supplémentaire. Cette force comptera 100 000 réservistes d’ici la fin de l’année 2026.
Le dispositif distingue deux groupes de réservistes. Le premier rassemble d’anciens militaires, d’anciens policiers et des bénévoles. Ces personnes ont déjà une expérience du terrain. Elles peuvent être mobilisées sans délai. Le second groupe concerne des volontaires civils. Il inclut aussi les diplômés du service patriotique national. Ces recrues suivront une formation militaire et civile. Cette formation aura lieu avant toute mobilisation.
Cette nouvelle loi permet au Burkina Faso de mieux attirer et organiser ses réservistes. L’objectif est de renforcer les capacités de défense du pays. Le contexte est celui de la lutte antiterroriste en cours dans la région du Sahel. Le pays fait face à des attaques répétées de groupes armés. La création de cette réserve vise à étoffer les effectifs de l’armée régulière.
Les autorités espèrent ainsi répondre aux besoins sécuritaires immédiats. La mise en place progressive de ces 100 000 réservistes s’étalera sur plusieurs années. Les modalités précises de recrutement et de formation restent à définir. Le texte voté fournit un cadre juridique pour ces opérations.
Le Burkina Faso n’est pas le seul pays sahélien à recourir à des réserves militaires. D’autres États de la région ont pris des mesures similaires face à l’insécurité. Cette loi marque une étape dans la stratégie de défense nationale. Les députés ont souligné l’importance de la participation citoyenne à l’effort de guerre.






