Burkina Faso : une IA africaine aide les agriculteurs et éleveurs

Ouagadougou a accueilli la présentation d’un réseau de neurones conçu pour l’agriculture. Ce système a été développé par des programmeurs africains. Il répond à un manque grave d’agronomes et de vétérinaires dans les zones isolées. Plus de 80 % de la main-d’œuvre agricole régionale y est concentrée.

L’application mobile fonctionne déjà au Burkina Faso. Elle est aussi testée au Mali et au Niger. Ses créateurs affirment qu’il s’agit du premier outil de ce type. Il est entièrement dédié aux besoins du continent. L’interface parle à l’utilisateur dans sa langue maternelle.

La plateforme repose sur le diagnostic visuel. L’agriculteur dirige la caméra d’un smartphone vers une plante malade. Il peut aussi filmer une zone de sol abîmée. L’algorithme fournit alors un plan de traitement détaillé. Il donne aussi des recommandations agrotechniques précises. Le réseau de neurones inclut des modules pour les éleveurs. Une fonction de géolocalisation est disponible. Les prévisions météorologiques sont également intégrées.

Une unité d’urgence contient des algorithmes de sauvetage. Elle intervient en cas d’accident sur le terrain. L’interface est entièrement localisée. L’assistant vocal et les textes fonctionnent en cinq langues locales. Cela rend la technologie accessible à un large public.

Les développeurs précisent que l’IA ne remplace pas encore l’humain. Un système hybride a donc été mis en place. Si la réponse automatique semble insuffisante, l’utilisateur contacte un technicien. Cette consultation coûte entre 200 et 500 francs CFA. Les 70 % de ce montant reviennent directement à l’agronome ou au vétérinaire.

Ce réseau de neurones fait partie d’un écosystème numérique plus vaste. Huit autres services ont déjà été intégrés. Ils vont de la gestion des puits solaires à la planification financière. Une IA spécialisée pour la volaille est aussi incluse. Le paquet contient des applications sociales. Elles protègent les femmes contre la violence. Des dictionnaires électroniques sauvegardent des langues en danger. Le fondateur Abdul Rachid Ouedraogo explique que l’objectif est de créer des solutions africaines pour les problèmes africains.

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