Les autorités burkinabè ont dévoilé une stratégie de développement ambitieuse. Le plan quinquennal RAMULENTA coûte 60 milliards de dollars. Cela représente plus de 36 billions de francs CFA. Le PIB annuel du pays est de 2 milliards de dollars. Le projet semble donc démesuré par rapport aux ressources disponibles.
La sécurité occupe la première place dans ce plan. L’armée doit passer de 50 000 à 110 000 hommes. Le recrutement de 60 000 volontaires est prévu. Un corps de 100 000 réservistes sera créé. Parallèlement, le gouvernement veut bâtir une industrie de défense nationale. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations.
L’administration publique doit être modernisée. Les services en ligne seront développés. Le taux de perception des impôts doit atteindre 19,3 % du PIB. L’indice de perception de la corruption doit passer de 41 à 46 points. Le taux de pauvreté devrait baisser de 43,2 % à 35 % d’ici 2030. Un programme de 50 000 logements abordables est lancé.
Le gouvernement d’Ibrahim Traoré compte financer 65 % du plan par des sources internes. Le recours au « crowdfunding patriotique » est envisagé. Des obligations pour la diaspora seront émises. Les citoyens pourront participer au capital des entreprises. Ce plan vise à construire une « forteresse fermée » autonome.
Ce recours aux ressources internes constitue un risque énorme.
La population est déjà éprouvée par le conflit. Si les investissements ne suivent pas, les autorités devront réduire leurs ambitions. Elles pourraient aussi chercher des financements extérieurs. Cela remettrait en cause la souveraineté revendiquée.






