Le gouvernement burkinabè a pris un nouveau texte jeudi 2 juillet 2026. Ce décret encadre les actions humanitaires dans le pays. Il a été adopté lors du conseil des ministres.
Le ministère de la Famille et de la Solidarité a porté cette mesure. Le texte impose une accréditation obligatoire pour les organisations humanitaires. L’État pourra ainsi suivre leur répartition sur le territoire. Il contrôlera aussi leurs zones d’intervention.
La ministre Passowendé Pélagie Kaboré a expliqué cette décision. Elle a déclaré :
Le nouveau décret impose désormais une accréditation pour les organisations humanitaires, ce qui va permettre à l’État d’avoir un regard particulier sur leur répartition sur le territoire national et surtout sur leurs zones d’intervention.
Le décret fixe aussi des règles financières. Soixante pour cent des fonds devront aller au relèvement précoce. L’objectif est de réduire la dépendance des personnes vulnérables. La ministre a ajouté :
60% des financements devront obligatoirement être fléchés vers le relèvement précoce et l’autonomisation afin de réduire la dépendance des personnes vulnérables face à l’aide et l’assistance prolongée.
Une autre disposition concerne la dignité des bénéficiaires. Les images de personnes vulnérables ne peuvent plus être montrées à côté des dons. Cette mesure protège leur vie privée.
Le texte encourage aussi la consommation locale. Les achats de dons devront privilégier les produits nationaux. Cette règle soutient l’économie du Burkina Faso.
Ces changements visent à mieux organiser l’aide humanitaire. L’État renforce son contrôle sur les acteurs du secteur. Les organisations devront se conformer à ces nouvelles obligations.






