Le Burkina Faso modifie sa législation sur les études hors du pays. Un nouveau décret impose une autorisation préalable pour tout étudiant. Cette règle concerne aussi les formations et les stages à l’étranger. Le gouvernement veut mieux encadrer ces départs.
Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, le professeur Samuel Paré, a donné des détails. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse à Ouagadougou. L’objectif est de protéger les étudiants contre les établissements non reconnus. Les risques liés à certains environnements sont aussi visés.
Le décret a été adopté le 25 juin 2026. Désormais, chaque Burkinabè souhaitant étudier à l’étranger doit obtenir une autorisation. Cette obligation vaut pour toutes les sources de financement. Les boursiers d’institutions étrangères ou internationales sont également concernés.
Le gouvernement veut constituer une base de données nationale. Cette base recensera tous les étudiants burkinabè à l’étranger. Elle permettra de vérifier la reconnaissance des établissements d’accueil. La lutte contre les faux diplômes est une priorité.
Les autorités souhaitent renforcer la protection consulaire des étudiants. Elles veulent aussi faciliter leur retour et leur insertion professionnelle. Le professeur Paré a insisté sur la gratuité des demandes d’autorisation. Ces demandes se feront en ligne sur une plateforme à venir.
Les pièces exigées seront précisées dans un communiqué officiel. Le ministère publiera ce document prochainement. Les étudiants déjà en formation à l’étranger ont trois mois pour régulariser leur situation. Ils doivent soumettre leur dossier pour continuer leurs études.
Le professeur Paré a expliqué les raisons de cette décision. Ces dernières années, des étudiants ont été victimes de réseaux peu scrupuleux. Ces réseaux les orientaient vers des établissements non reconnus. Certaines formations n’avaient aucune valeur académique.
Des étudiants se sont retrouvés isolés, sans accompagnement institutionnel. D’autres ont été exposés à des risques pour leur sécurité. Leur avenir professionnel ou leur dignité a parfois été compromis. Le non-respect de l’autorisation entraîne la non-reconnaissance du diplôme. Le docteur Judicaël Wendkouni Djiguemdé, directeur des Affaires juridiques, l’a confirmé.
Le décret crée treize catégories de bourses. La bourse patriotique permet à toute personne de financer une formation. La bourse d’inscription couvre les frais d’inscription des étudiants orientés par l’État. Une bourse spécifique d’indigence aide les étudiants en grande précarité.
Les critères d’attribution des bourses sont redéfinis. La priorité est donnée aux filières stratégiques. Le niveau du diplôme préparé et le mérite académique comptent. L’âge du candidat est aussi un facteur. Le critère des revenus des parents est supprimé.
La durée de l’engagement des boursiers est portée à quinze ans. Ces bénéficiaires doivent rester disponibles pour servir l’État après leurs études.






