Le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension des concours de beauté. Cette mesure concerne tout le territoire national. Elle restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Les autorités veulent revoir les règles qui encadrent ces événements. L’objectif est de mieux protéger les valeurs culturelles et morales du pays. Cette décision suit les orientations de la Révolution progressiste populaire.
Un communiqué du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a été publié le 8 juin. Il précise que toutes les compétitions de beauté sont suspendues. De nouveaux textes doivent être adoptés. Ils permettront un encadrement plus strict de ces manifestations. Aucune autorisation ne sera délivrée pendant cette période transitoire. Le document est signé par Noélie Congo Salouka, directrice générale de la Culture et des Arts. Elle assure l’intérim du secrétaire général du ministère.
Selon les autorités, cette réforme vise à préserver le patrimoine culturel national. Elle veut aussi promouvoir et valoriser ce patrimoine. Le respect de l’identité culturelle burkinabè est un objectif central. Les valeurs morales et sociales doivent être garanties. Les principes éthiques et la dignité humaine sont également invoqués. Le ministère affirme vouloir assainir et structurer le secteur. Il souhaite promouvoir les valeurs culturelles nationales.
Cette mesure intervient dans un contexte de critiques croissantes. Une partie de l’opinion publique reprochait aux concours de beauté de mettre l’accent sur l’apparence physique. Le désengagement progressif des sponsors fragilisait déjà de nombreux organisateurs. La suspension pourrait avoir des répercussions économiques. Agences de communication, stylistes, couturiers, artistes et gestionnaires de salles de spectacle risquent d’être affectés. Ils attendent la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire.






