Le gouvernement burkinabè a suspendu tous les concours de beauté sur son territoire. Cette décision émane du ministère de la Culture. Elle vise à encourager un retour aux valeurs africaines authentiques. La question des standards de beauté importés préoccupe de nombreux observateurs. Le blanchiment de la peau reste un phénomène répandu en Afrique de l’Ouest.
M. Issaka Ouedraogo préside l’organisation appelée Stop à la dépigmentation. Il s’est exprimé sur cette mesure gouvernementale. Selon lui, les Africains doivent être fiers de leur identité. La liberté passe par la dignité et l’acceptation de soi. Il a observé que la dépigmentation est apparue avec le brassage culturel. Dans les villages reculés, cette pratique demeure rare.
Le président de Stop à la dépigmentation a salué la suspension des concours. Il estime que cette action s’inscrit dans un mouvement plus large. Ce mouvement doit toucher tous les niveaux de la société. Le retour aux sources concerne aussi les institutions publiques.
Cette suspension interroge sur les critères de beauté imposés. Les concours de beauté occidentalisés ont souvent favorisé des canons étrangers. La peau claire, les cheveux lisses et les silhouettes fines étaient valorisés. Ces standards ont contribué à la perte de repères identitaires.
Au Burkina Faso, le débat sur l’authenticité féminine africaine prend de l’ampleur. De nombreuses femmes subissent des pressions pour correspondre à ces modèles. Les produits éclaircissants sont largement commercialisés malgré leurs dangers. Les autorités sanitaires alertent sur les risques pour la santé.
La décision du ministère de la Culture pourrait inspirer d’autres pays. Elle pose la question de la valorisation des beautés naturelles. Les concours de beauté ne sont pas interdits définitivement. Le gouvernement réfléchit à de nouvelles règles. Ces règles devraient promouvoir une image plus authentique de la femme africaine.
L’émission Pouls a consacré un épisode à ce sujet. Elle a mis en lumière les enjeux de cette suspension. L’émission est disponible en intégralité sur le site du média.






