Le mercredi 17 juin 2026, une réunion s’est tenue à Ouagadougou. Elle concernait les responsables de la communication des ministères. Le ministre Gilbert Ouédraogo a présidé cette session. Le thème portait sur la déconstruction des stéréotypes.
Un document a été présenté par San Simon Coulibaly. Cet expert travaille au Bureau d’analyses stratégiques. Le texte a été préparé par le ministère des Affaires étrangères. Il répond aux récits défavorables sur le Burkina Faso.
Depuis septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré dirige le pays. Ses décisions ont provoqué des réactions internationales. Le Burkina Faso subit une guerre informationnelle. Des campagnes de désinformation nuisent à son image.
Un article du New York Times, en décembre 2024, critiquait la stratégie sécuritaire. Pour les auteurs du document, ce type de publication est préjudiciable. Le ministère des Affaires étrangères a donc reçu une mission. Il devait créer un outil de référence pour contrer les stéréotypes.
Le mémorandum suit les orientations des autorités. Le président Ibrahim Traoré appelle à une diplomatie de vérité. Le Premier ministre prône une diplomatie décomplexée. Le document a été élaboré de manière participative depuis 2024.
L’analyse a utilisé des données de veille stratégique. Des rapports d’États, d’ONG et d’articles de presse ont été examinés. Des consultations avec plusieurs ministères ont eu lieu. Une première version a été finalisée en août 2025.
Le document compte 88 pages. Il est divisé en trois parties. La première décrit l’histoire, la géographie et les valeurs du Burkina Faso. La deuxième analyse les stéréotypes et les campagnes de désinformation. La troisième présente les réformes et les perspectives de développement.
Sept domaines de stéréotypes ont été identifiés. Ils concernent la souveraineté, la défense, les droits humains, l’administration, l’information, l’économie et l’énergie. L’accent a été mis sur les cinq premiers domaines.
Sur la souveraineté, le Burkina Faso rejette les accusations d’anti-occidentalisme. Sa diplomatie est souveraine et multipolaire. Elle repose sur quatre axes : réhabilitation de la souveraineté, diversification des partenaires, renforcement de la Confédération des États du Sahel (AES) et mobilisation de la diaspora.
Le pays développe des relations basées sur la convergence des intérêts. Il refuse toute coopération contraire à ses intérêts fondamentaux. Concernant la sécurité, le Burkina Faso lutte contre le terrorisme. Il ne s’agit pas d’un conflit armé.
Des termes comme guerre civile ou djihadistes sont jugés inappropriés. Ils pourraient créer des interprétations défavorables. Le document met en avant les progrès réalisés dans la lutte antiterroriste.






