Burkina Faso rejette la résolution du Parlement européen

Ouagadougou a opposé une fin de non-recevoir à la résolution du Parlement européen. Le gouvernement burkinabè invoque la souveraineté nationale, les résultats obtenus et la réalité du terrain. Aucun parlement étranger, selon les autorités, n’a le droit de dicter sa conduite à un pays en guerre pour sa survie.

Le Burkina Faso subit depuis plusieurs années une offensive terroriste d’une ampleur inédite. Des milliers de civils ont perdu la vie. Des villages entiers ont été détruits. Des millions de personnes subissent les conséquences de cette crise. Dans ce contexte, les autorités assument pleinement les mesures de défense nationale, de sécurisation des populations et de restauration de l’intégrité territoriale.

Le gouvernement rejette fermement toute tentative de présenter les réquisitions légales ou la mobilisation nationale comme des atteintes aux libertés. Ces mesures relèvent du droit souverain d’un État en guerre. Ce droit permet de mobiliser les ressources humaines et matérielles nécessaires à la défense du pays.

Les autorités burkinabè rappellent aussi que ceux qui donnent des leçons de gouvernance sont souvent les mêmes acteurs. Ces acteurs, pendant des années, n’ont pas empêché la dégradation sécuritaire au Sahel. Leur présence militaire, leurs financements et leur influence politique dans la région n’ont pas suffi.

Concernant les partenariats internationaux, la position d’Ouagadougou est sans ambiguïté. Le Burkina Faso choisit librement ses alliés en fonction de ses intérêts nationaux. Il ne les choisit pas selon les préférences de puissances étrangères. La diversification des partenariats n’est ni un crime ni une menace, mais l’expression légitime de la souveraineté retrouvée.

Les autorités soulignent enfin que les critiques européennes passent sous silence les avancées sur le terrain. Ces avancées incluent la reconquête de localités, le retour progressif de l’administration, la montée en puissance des forces combattantes, le renforcement de la résilience nationale et la reprise des activités économiques dans plusieurs zones.

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