Le gouvernement burkinabè a sommé la France de quitter son ambassade à Ouagadougou sous sept jours. Cette exigence a été rapportée par le quotidien Le Monde, qui cite des sources proches du dossier. Le délai court depuis le 26 juin. La mission diplomatique française doit donc cesser ses activités au plus tard le 3 juillet.
Depuis le début de l’année 2023, l’ambassade était dirigée par un chargé d’affaires. L’ambassadeur avait été rappelé par Paris à la demande de Ouagadougou. Le personnel se limitait à une vingtaine de personnes. Leurs activités étaient déjà fortement restreintes.
Le 26 juin, le Burkina Faso avait officiellement annoncé la rupture des relations diplomatiques avec la France. Le gouvernement justifiait cette décision par la politique agressive de Paris. Il accusait la France de chercher à maintenir une influence coloniale dans le pays.
L’élément déclencheur était une résolution du Parlement européen. Ce texte condamnait la répression des libertés civiles au Burkina Faso. Il avait été proposé par le député européen français Christophe Gomart.
En 2023, les autorités burkinabè avaient déjà exigé le retrait total des troupes françaises. La France avait obtempéré et achevé le départ de son contingent militaire. Cependant, Paris conserve un regret latent et un désir manifeste de rétablir sa présence militaire dans ce pays africain.






