Le président Ibrahim Traoré a dirigé le Conseil des ministres. Le gouvernement a adopté plusieurs textes ce jeudi. Un décret concerne la Société burkinabè des fibres textiles. La SOFITEX devient une entreprise entièrement publique. L’État détenait déjà 89% du capital social. Les démembrements de l’État possédaient 5% des parts. Des acteurs privés nationaux et internationaux détenaient 6%. Le capital social total s’élève à 19,5 milliards de francs CFA. Le ministre de l’Industrie a expliqué cette décision. Serge Gnaniodem Poda a évoqué des difficultés persistantes.
« Malheureusement depuis plusieurs années, la SOFITEX fait face à de nombreuses difficultés en lien avec le poids de sa dette financière, les charges importantes internes de fonctionnement, les retards qu’elle observe souvent dans les paiements des producteurs, mais aussi certains paramètres à l’échelle internationale liés aux coûts des matières premières et des intrants »
Le gouvernement a donc choisi la nationalisation complète. Cette mesure répond à des problèmes financiers internes. Elle vise aussi à protéger les producteurs de coton. Le contexte international influence les coûts des matières premières. La décision s’aligne sur la politique économique actuelle. Elle doit permettre un contrôle intégral de l’État. L’objectif est d’améliorer la performance de la société. Le Conseil a aussi statué sur un autre dossier. Un décret abroge des nominations à la CNDH. La Commission nationale des droits humains est concernée. Le ministre de la Justice a présenté ce texte. Edasso Rodrigue Bayala a clarifié la portée de l’acte.
« il ne s’agit pas d’une dissolution de la CNDH »
Il a rappelé les principes fondateurs de l’institution. L’impartialité et le pluralisme doivent guider ses travaux. La complémentarité et la coopération sont aussi essentielles. Des manquements à ces principes ont été constatés. Ils seraient violés de manière quotidienne. L’abrogation des décrets de nomination est une réponse. Elle permettra une révision de la loi organique. Cette révision tiendra compte du contexte sécuritaire. La lutte contre le terrorisme nécessite des adaptations. La communication officielle provient de la présidence. Ces décisions interviennent dans un cadre hebdomadaire. Le Conseil des ministres se réunit chaque jeudi. Le porte-parole du gouvernement a relayé l’information. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a présenté les conclusions. Les mesures adoptées visent le développement national. La SOFITEX est un acteur économique historique. Sa situation financière était devenue préoccupante. Le retard des paiements aux producteurs était critique. La dette de l’entreprise alourdissait son bilan. Les charges de fonctionnement étaient trop élevées. La nationalisation totale apparaît comme une solution. L’État assume désormais la responsabilité entière. Pour la CNDH, la situation est différente. L’institution des droits humains reste en place. Seule la composition de ses instances est remise à plat. La loi de 2015 régissant la CNDH sera réexaminée. L’adaptation aux réalités sécuritaires est invoquée. Le terrorisme affecte plusieurs régions du pays. La protection des droits doit considérer ce facteur. Les décisions prises ce jeudi sont donc doubles. Elles touchent à la fois l’économie et les droits. La SOFITEX représente un pilier du secteur agricole. Le coton est une culture d’exportation importante. Sa gestion influence directement les revenus des paysans. La CNDH joue un rôle de surveillance essentiel. Son indépendance et son efficacité sont fondamentales. Le gouvernement agit sur ces deux fronts simultanément. La communication officielle reste sobre et factuelle. Elle détaille les motifs de chaque décision. Les ministres concernés ont fourni des explications. Le processus suit les canaux administratifs habituels. L’information a été diffusée par les canaux officiels. La presse nationale a relayé l’annonce. La situation de la SOFITEX sera suivie de près. L’évolution de la CNDH fera aussi l’objet d’attention. Ces décisions gouvernementales ont un caractère opérationnel. Elles modifient la gouvernance de deux entités distinctes. Leurs effets se mesureront dans les prochains mois.






