Le présidium de l’Assemblée des États membres de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé au Burkina Faso, au Mali et au Niger de renoncer à leur retrait du Statut de Rome. Cette instance regrette la décision annoncée par les autorités de ces trois nations sahéliennes. L’appel a été formulé dans un communiqué officiel publié par l’organe.
Les trois pays avaient annoncé leur intention de quitter la CPI en janvier 2024. Ils critiquaient la partialité perçue de la Cour envers les nations africaines. Le présidium estime que ce retrait affaiblirait la justice pénale internationale.
Le Statut de Rome est le traité fondateur de la CPI. Il permet de juger les auteurs de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger l’avaient ratifié respectivement en 2004, 2000 et 2002.
Les autorités de transition de ces pays justifient leur décision par un souverainisme accru. Elles reprochent à la CPI de ne pas poursuivre les dirigeants occidentaux. Le présidium rappelle que la Cour enquête sur toutes les parties, sans distinction.
La CPI a ouvert des enquêtes sur des exactions commises au Sahel. Elle examine notamment des violences commises par des groupes armés et des forces étatiques. Le retrait de ces trois États compliquerait ces procédures.
Le communiqué du présidium insiste sur l’importance de la coopération judiciaire. Il appelle les autorités burkinabè, maliennes et nigériennes à revenir sur leur décision. La CPI se dit prête à dialoguer avec ces gouvernements.
Les trois pays ont formé l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023. Leur retrait conjoint de la CPI renforce leur image de rupture avec les institutions internationales. La communauté internationale observe cette évolution avec attention.
Le Statut de Rome compte 123 États parties. Un retrait prend effet un an après la notification. Les enquêtes en cours sur les crimes commis avant cette date restent valables.






