Burkina Faso, Mali et Niger quittent la Cour pénale internationale

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont engagé leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Le Niger a lancé la procédure le 18 juin 2026. Il a remis un document à l’ONU. Ce texte dénonce un usage détourné de la juridiction. La sortie sera effective dans un an. Cette règle est prévue par l’article 127 du Statut de Rome.

Les trois États de l’Alliance des États du Sahel (AES) critiquent la CPI depuis longtemps. En septembre 2025, ils la qualifiaient d’outil de répression néocoloniale. La Présidence de l’Assemblée des États Parties a exprimé ses regrets. Elle a demandé un dialogue. Elle a aussi rappelé que les obligations passées demeurent. Les autorités sahéliennes voient dans cette exigence une preuve de partialité. Elles estiment que la Cour applique une justice à deux vitesses. La CPI, selon elles, sermonne plus qu’elle n’écoute.

Ces griefs ne sont pas récents. De nombreux pays africains reprochent à la CPI sa sélectivité. Les poursuites visent surtout des dirigeants africains. D’autres puissances mondiales restent à l’abri des enquêtes.

La rupture intervient dans un contexte tendu avec l’Europe. Le 18 juin 2026, le Parlement européen a voté une résolution. Ce texte critique les libertés au Burkina Faso. L’AES voit dans cette action une vengeance. La France a été évincée militairement et politiquement de la région. Le Burkina a rompu ses liens diplomatiques avec Paris. Il accuse la France de soutenir des groupes armés au Sahel. Paris chercherait ainsi à retrouver son influence.

Les trois pays affirment mener une lutte vitale contre le terrorisme. Ils agissent sans les forces occidentales. Des ONG signalent en retour une réduction de l’espace civique. Les autorités de l’AES rejettent ces rapports. Elles accusent ces organisations d’être manipulées par la France. Le but serait de nuire à leur crédibilité internationale.

La souveraineté retrouvée des États sahéliens affaiblit la justice internationale. La défiance remplace le dialogue. L’avenir de la justice universelle devient plus incertain. La CPI doit maintenant montrer qu’elle n’est pas seulement un outil pour les puissants.

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