La Cour pénale internationale a demandé au Burkina Faso, au Mali et au Niger de ne pas quitter le Statut de Rome. Cette demande figure dans un communiqué rendu public ce jour. La présidence de la CPI exprime des regrets face à la situation en cours. Les décisions de ces trois États pourraient nuire à la justice collective. Elles risquent aussi d’affaiblir les efforts mondiaux contre l’impunité, selon le texte.
Les trois pays avaient précédemment annoncé leur intention de se retirer. Ils estiment que la CPI n’a pas su traiter les crimes graves. Ces crimes incluent les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides. Le Niger a accusé la Cour de pratiquer une justice sélective. Niamey affirme que l’institution est instrumentalisée et exploitée.
Le Statut de Rome a été adopté en 1998. Il a créé la CPI pour juger les auteurs de crimes internationaux. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger en étaient membres depuis plusieurs années. Leur retrait pourrait réduire la portée de la justice pénale internationale. La CPI insiste sur l’importance de maintenir la coopération entre États.
Les autorités de ces trois pays n’ont pas encore répondu publiquement à l’appel de la Cour. La situation sécuritaire dans la région du Sahel reste tendue. Des groupes armés y commettent des violences depuis une décennie. Les gouvernements locaux cherchent des solutions par d’autres canaux. Certains observateurs estiment que le retrait affaiblit la lutte contre l’impunité.
La CPI a déjà connu des retraits par le passé. Le Burundi a quitté la Cour en 2017. Les Philippines ont fait de même en 2019. Ces précédents montrent que les départs peuvent fragiliser le système. La présidence de la CPI espère un dialogue avec les trois États. Elle souhaite les convaincre de revenir sur leur décision.
Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir de la justice internationale en Afrique de l’Ouest. Les organisations de défense des droits humains suivent le dossier avec attention. Elles appellent les gouvernements à reconsidérer leur position. La CPI reste ouverte à des discussions pour résoudre les différends.






