L’Observatoire national des dividendes démographiques a présenté une analyse. Cette analyse compare les enquêtes de 2018 et 2022. L’événement s’est tenu à Ouagadougou le 20 juillet 2026. Le directeur général de l’économie et de la planification y assistait.
Le travail reste la source principale de revenus des ménages. Les besoins de consommation sont surtout couverts par ces revenus. Les revenus varient selon le lieu de résidence. Ils varient aussi selon le statut professionnel.
Issa Larba Kobyagda a commenté les résultats. Il a mentionné des avancées dans plusieurs domaines. Il a aussi signalé des défis persistants. Ces défis concernent la pauvreté, l’emploi, l’éducation et la protection sociale.
« Les besoins de consommation des Burkinabè sont couverts en grande majorité par le revenu du travail, lequel est différencié selon que l’on soit en milieu rural ou en milieu urbain, mais également selon que l’on soit salarié ou en situation d’auto-emploi. Les résultats montrent qu’en milieu urbain, les revenus sont plus élevés et que les revenus tirés de l’auto-emploi sont supérieurs à ceux issus d’un emploi salarié », a-t-il expliqué.
L’étude montre des écarts de revenus entre hommes et femmes. Les hommes ont des revenus plus élevés en moyenne. Pourtant, les ménages dirigés par des femmes sont plus résilients face à la pauvreté.
« Cela montre que l’autonomisation économique des femmes crée davantage de résilience pour les ménages. Les politiques publiques devraient donc renforcer les opportunités économiques qui leur sont offertes, tout en accompagnant également les hommes », a indiqué Issa Larba Kobyagda.
L’État assure l’essentiel des dépenses sociales des ménages. Ces dépenses concernent l’éducation et la santé. Les disparités régionales sont importantes. Dans le Kadiogo et le Guiriko, près de 80 % des habitants sont hors de la pauvreté. En revanche, le Yatenga, la Koulpélogo et le Sahel souffrent davantage.
« Avec les résultats de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages, actuellement en cours de finalisation, nous pourrons mesurer l’impact de l’amélioration de la situation sécuritaire sur ces régions », a-t-il indiqué.
Issa Larba Kobyagda a recommandé une réorientation de l’éducation. Il préconise de développer la formation professionnelle. Cela permettrait de renforcer l’auto-emploi et les revenus.
« Il faut progressivement passer d’un enseignement général à un enseignement professionnel permettant de développer l’auto-emploi, qui génère les revenus les plus élevés », a-t-il recommandé.
Les investissements dans la santé restent nécessaires, surtout en zones rurales. L’État y est le principal fournisseur de services. Les résultats de l’étude ont déjà été intégrés dans le plan Relance. Plusieurs politiques sectorielles les ont adoptés.
Cette analyse vise à guider les décideurs publics. Elle doit orienter les futures politiques de développement. L’objectif est d’améliorer durablement les conditions de vie des ménages burkinabè.






