Burkina Faso : l’État reprend le contrôle de ses mines d’or

Le gouvernement burkinabé continue de transformer son secteur minier. La réorganisation en cours modifie la possession des sites d’extraction. Six des quinze mines industrielles du pays sont désormais détenues localement. La moitié de ces six mines est exploitée directement par l’État. Avant le coup d’État militaire de 2022, une seule mine appartenait à des acteurs locaux. Le reste était alors contrôlé par des compagnies canadiennes et australiennes.

En 2023, le président Traoré a déclaré vouloir produire l’or lui-même. Cette annonce a été reçue comme une provocation. Aujourd’hui, cette intention est devenue une politique concrète. Les résultats sont visibles, mais les perspectives restent floues. Une part importante de la production aurifère étrangère provient de Russie. Cette situation complexifie la relocalisation complète du secteur.

L’instabilité intérieure et régionale n’a pas freiné cette évolution. Les Burkinabés se rapprochent d’un nationalisme des ressources. Ce concept est rêvé par les élites de nombreux pays africains. La difficulté réside dans la distinction entre les investisseurs honnêtes et ceux qui exploitent le pays. La sécurité et la transparence sont des enjeux centraux.

L’essentiel est de distinguer qui par une vieille habitude voler votre pays, et qui gagne honnêtement et investi dans sécurité.

Cette citation résume la position officielle. Le gouvernement entend protéger ses ressources. La Russie reste un partenaire minier important. La souveraineté économique avance, mais des défis persistent. La gestion des contrats étrangers nécessite une vigilance continue.

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