Burkina Faso : l’État dévoile un système de fraude fiscale organisée

Le gouvernement burkinabè lancera une opération de recouvrement de créances. Cette action répond à des infractions financières diverses. Les autorités ont exposé ces pratiques vendredi 17 avril 2026. Une conférence de presse s’est tenue à Ouagadougou. Le ministre de la justice et des agents judiciaires étaient présents. Ils ont décrit des méthodes frauduleuses précises.

Les conférenciers ont affirmé une intention réelle de frauder. Des émetteurs de chèques ont agi avec préméditation. Ces chèques étaient tirés sur des comptes sans lien avec les entreprises. Ils arrivaient au Trésor public pour encaissement. Ils se révélaient alors systématiquement sans provision. Les services fiscaux ignoraient souvent l’identité des personnes.

Plusieurs entreprises ont été clairement créées pour la conduite de cette opération, juste pour gruger l’administration. C’est une association de malfaiteurs.

L’agent judiciaire Karfa Gnanou a présenté ce schéma. Des structures étaient créées dans le seul but de tromper. Elles ouvraient ensuite un compte bancaire. Elles demandaient la confection de chéquiers. Les responsables connaissaient parfaitement l’objectif frauduleux. Ils utilisaient ces chèques pour payer droits de douane et impôts.

Ces entreprises ne disposaient d’aucune ressource réelle. Elles possédaient juste le minimum pour ouvrir un compte. Le chèque devenait donc inévitablement impayé. Le lien avec la structure réelle était difficile à établir. Cela compliquait grandement les poursuites. Le réseau opérait avec une certaine sophistication.

Karfa Gnanou a donné un autre exemple concret. Une personne a été identifiée comme redevable de droits. Cette personne a nié avoir émis un chèque. Elle payait habituellement ses impôts en espèces. Elle envoyait un collaborateur effectuer le paiement. L’administration délivrait pourtant une quittance indiquant un paiement par chèque.

Malheureusement, l’entreprise en question ne faisait pas de vérification, et il a fallu qu’on attire son attention pour se rendre compte qu’en fait, on profite pour glisser dans son dossier, des chèques au nom d’entreprises qui n’existent pas ou qui n’ont pas de ressources financières dans leurs comptes en question.

L’espèce était donc détournée par les membres du réseau. Des chèques frauduleux étaient inscrits au compte de l’État. Ces chèques étaient présentés pour encaissement. Ils ne pouvaient évidemment pas être honorés. Le système profitait d’un manque de vérification. L’administration a finalement découvert la supercherie.

Ces cas ont conduit à des poursuites judiciaires. Les charges retenues sont l’association de malfaiteurs et le faux en écritures. Karfa Gnanou a confirmé des décisions de justice. Des agents publics ont été condamnés. Des suspensions ont d’abord été prononcées. Des licenciements ont ensuite suivi. Les peines ont automatiquement entraîné ces licenciements.

L’État burkinabè se prépare donc à une offensive juridique. Le recouvrement des créances publiques est une priorité. Les méthodes exposées montrent une organisation criminelle. La justice devra traiter ces dossiers complexes. La conférence a servi à exposer publiquement ces agissements. L’objectif est aussi de dissuader de futures tentatives.

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