Le ministère de l’Industrie a tenu une conférence de presse ce mercredi. La Brigade Mobile de Contrôle Économique a présenté la situation. Le marché du ciment fait l’objet d’une surveillance accrue. Le gouvernement a pris des mesures pour augmenter la production nationale. L’objectif est de garantir la disponibilité du produit. Il faut aussi protéger les consommateurs contre la spéculation. Le ciment figure sur une liste de vingt-sept produits. Ces produits et services sont soumis au contrôle des prix. Un arrêté ministériel du 13 décembre 2024 encadre cette réglementation. Aucune hausse brutale des prix ne sera acceptée. Une révision officielle des textes pourrait seule la justifier.
Le Burkina Faso dispose de huit cimenteries actives. Elles produisent deux types principaux de ciment. Le CEM II 32,5 coûte 100 000 FCFA la tonne. Cela correspond à 5 000 FCFA par sac de cinquante kilos. Le prix du CEM II 42,5 varie entre 111 500 et 115 200 FCFA la tonne. Le sac se vend donc entre 5 575 et 5 750 FCFA. Ces tarifs sont fixés par arrêté ministériel. Ils n’ont subi aucune augmentation récente. Les autorités affirment leur stabilité.
Des opérations de contrôle ont eu lieu à Ouagadougou. Cent vingt-deux acteurs du marché ont été inspectés. Quarante d’entre eux ont enfreint la réglementation. Les agents ont saisi et confisqué 126 tonnes et 17 sacs. Cette marchandise présentait plusieurs irrégularités. On a trouvé du ciment reconditionné de manière non conforme. Certains vendeurs ne publiaient pas les prix officiels. D’autres pratiquaient des tarifs illicites. L’absence de factures était aussi constatée. Des cas de stockage clandestin ont été relevés.
Les quantités saisies seront vendues publiquement. Les recettes de cette vente seront intégralement versées. Elles iront au Fonds de soutien patriotique. Les contrevenants devront faire face à des sanctions. La loi prévoit des amendes et des poursuites. Les cas les plus graves pourront entraîner des réquisitions. Ces dernières concernent des travaux d’intérêt général. Sanibè FAHO est le coordonnateur de la BMCRF. Il a tenu des propos clairs lors de la conférence.
« Le respect de la réglementation par les acteurs économiques et la protection du consommateur occupent une place de choix dans la politique du Gouvernement. Les structures de contrôle vont poursuivre et intensifier les actions auprès des cimenteries, distributeurs et détaillants. »
Il a lancé un appel aux opérateurs économiques. Il les invite à intégrer l’éthique et le patriotisme. Les consommateurs doivent aussi rester vigilants. Ils sont encouragés à signaler tout manquement. Les numéros verts 00 11 84 sont disponibles pour cela. La BMCRF se présente comme un garant. Elle assure une concurrence saine et loyale sur le marché. La surveillance du secteur du ciment se poursuivra. Les contrôles seront réguliers et renforcés. La stabilité des prix reste une priorité absolue. La production nationale doit répondre à la demande. Cette politique vise à sécuriser l’approvisionnement. Elle protège aussi le pouvoir d’achat des Burkinabè.






