Les présidents des Parlements du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis à Ouagadougou les 29 et 30 juin 2026. Ils ont fermement condamné une résolution du Parlement européen. Cette résolution, adoptée le 18 juin, portait sur les droits humains au Burkina Faso. Les trois responsables estiment que le texte donne une image fausse du pays.
Le message adressé à Bruxelles est clair. L’Europe juge depuis ses bureaux ce que le Sahel vit sur le terrain. Les populations sahéliennes font face au terrorisme les armes à la main. La motion invoque la Charte des Nations unies comme un bouclier. Elle met en avant la souveraineté, l’intégrité territoriale et la non-ingérence. Ces principes servent à opposer une fin de non-recevoir aux eurodéputés.
Le raisonnement des présidents est solide. La première des libertés fondamentales n’est pas un débat de procédure. C’est le droit à la vie et à la sécurité. Les autorités burkinabè défendent ce droit face au terrorisme. Le texte rend un hommage solennel aux Forces de défense et de sécurité. Il honore aussi les Volontaires pour la défense de la patrie. Les victimes du terrorisme sont érigées en piliers d’une résilience que Bruxelles ignore depuis l’extérieur.
L’avertissement vise plus large que la seule résolution européenne. La lutte contre le terrorisme exige, selon les présidents, une solidarité internationale. Elle nécessite une coopération sincère. Les postures qui affaiblissent des États en première ligne sont inacceptables. En filigrane, c’est toute la doctrine de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui se réaffirme. La souveraineté est non négociable. La solidarité confédérale est intransigeante.
Signée à Ouagadougou le 29 juin 2026, cette motion ne laisse planer aucun doute. Les trois capitales sahéliennes entendent désormais imposer leur trajectoire face à leurs partenaires occidentaux.






