Les autorités burkinabè renforcent leur action contre la haine en ligne. La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) annonce des mesures plus strictes. Les personnes diffusant des propos haineux seront désormais exposées publiquement.
Le commissaire principal Bantida Samire Yoni commande la BCLCC. Il s’est exprimé au journal télévisé de 20 heures sur la RTB. Il a décrit une hausse importante des contenus violents depuis le début de l’année 2026.
Ces messages apparaissent surtout sur TikTok pendant les directs. Certains internautes ignorent la loi. D’autres cherchent à monétiser leurs comptes.
« Nous constatons une forte croissance de ces propos tenus sur les réseaux sociaux. Certains individus, par méconnaissance des textes ou pour monétiser leurs comptes, diffusent des contenus qui sapent les efforts entrepris dans le cadre de la cohésion nationale. »
Ces comportements menacent l’unité nationale. Ils détournent aussi l’attention des priorités du pays. Les forces de défense luttent contre le terrorisme sur le territoire.
« Pendant que les Forces de défense et de sécurité sont engagées dans la reconquête du territoire national, certains individus créent la division au sein des communautés. Cela détourne l’attention des priorités nationales. »
La BCLCC intensifie donc les actions répressives. Les interpellations vont se poursuivre. Les personnes mises en cause seront présentées à la place de la nation avant leur jugement.
« Dorénavant, c’est zéro tolérance. Toute personne qui s’adonne à ces activités devra répondre de ses actes. Ceux qui diffusent ces contenus seront présentés publiquement à la place de la nation. Tout le monde saura que c’est monsieur X ou madame Y qui a commis ces actes-là. Parce que s’il peut le faire en live, en ligne, c’est qu’il peut aussi se présenter devant tout le monde pour répondre de ses actes. »
Les internautes qui commentent, partagent ou aiment ces contenus risquent aussi des poursuites. La loi les considère comme complices.
« Lorsque vous partagez ou soutenez ce type de contenu, vous devenez complice. La loi est claire : les auteurs, ainsi que ceux qui participent à la diffusion de ces messages, encourent les mêmes sanctions. »
Le commissaire a appelé les Burkinabè à la responsabilité en ligne. Il les invite à signaler tout contenu dangereux aux autorités.
« Le Burkina Faso a aujourd’hui besoin d’union et de cohésion pour faire face au terrorisme. Nous invitons les populations à dénoncer ces actes qui ne contribuent pas à construire notre avenir commun. »
Cette semaine, 14 personnes ont déjà été interpellées pour des infractions similaires.






