Burkina Faso : les associations du Nazinon découvrent la nouvelle loi

Manga a accueilli jeudi une rencontre régionale sur la liberté d’association. Des organisations de la société civile, des ONG, des services de l’État et des collectivités y ont pris part. La gouverneure du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma, a présidé cette journée de concertation.

Paul Ouédraogo, chef du service de l’enregistrement des associations, a présenté la loi n°/ALT du 17 juillet 2025. Ce texte remplace l’ancien dispositif juridique. Il corrige des faiblesses dans la création et la gestion des associations.

La réforme impose une spécialisation des associations par domaine. Les conditions de création et de fonctionnement sont renforcées. Les incompatibilités pour les dirigeants sont élargies. Un suivi administratif plus strict est mis en place.

La loi consolide aussi les mécanismes contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Un cadre permanent de dialogue entre l’État et les associations est institué.

Mme Nacoulma a invité les acteurs à voir cette réforme comme une chance. Elle a dit qu’elle améliore la structuration et la contribution au développement. Elle a insisté sur la transparence et la bonne gouvernance.

Cette réforme constitue avant tout une œuvre de salubrité publique, destinée à renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité des organisations au bénéfice de tous.

La gouverneure a promis l’accompagnement de l’administration pour la mise en conformité. Elle a fixé une date limite : le 23 juillet 2026. Les organisations qui ont déjà entamé les démarches ne seront pas pénalisées. Les autres devront se conformer.

Irissa Néhémie Ouédraogo, facilitateur de Compassion International Burkina Faso, a salué cette rencontre. Il a estimé qu’elle a aidé à comprendre la nouvelle loi.

Cette réforme favorisera une plus grande traçabilité, davantage de transparence et une meilleure redevabilité des organisations.

Les échanges ont clarifié les droits et les obligations des associations. Les participants ont aussi exprimé leurs préoccupations pour une application réussie du texte.

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