Burkina Faso : le RESACIFOAT révise ses statuts à Bobo-Dioulasso

Le mardi 14 avril 2026, une assemblée générale s’est tenue à Bobo-Dioulasso. Le Réseau d’appui à la citoyenneté des femmes rurales ouest-africaines et du Tchad y a débattu. Les participants ont examiné leurs textes statutaires. Ils veulent les modifier pour l’organisation. Ido Boubié, conseiller technique, a présidé la cérémonie d’ouverture. Il représentait le gouverneur de la région du Guiriko. La réunion a eu lieu au GRAAP Afrique. Des acteurs du réseau RESACIFOAT y ont assisté.

Tipoko Adrienne Ramdé/Yaméogo est la présidente du réseau. Elle a expliqué l’objectif de cette réunion.

Cette réforme vise à adapter notre association aux exigences actuelles, à améliorer la gouvernance et à insuffler une nouvelle dynamique à nos actions. Nous devons bâtir une organisation plus forte, plus structurée, plus efficace, capable de répondre aux attêtes de nos bénéficiaires et aux défis de notre environnement.

Elle a évoqué la loi nᵒ 11. Cette loi porte sur la liberté d’association. Elle impose de nouvelles responsabilités. La redéfinition des règles de fonctionnement est nécessaire. Tipoko Adrienne Ramdé/Yaméogo a invité à plus de professionnalisme. Elle a aussi demandé plus de transparence et de conformité. Elle a exhorté les participants à des échanges constructifs. Un esprit de solidarité est attendu. Un engagement renouvelé est également requis. Le réseau doit rester un instrument fort. Il sert les femmes rurales. C’est un espace de solidarité. C’est aussi un levier de transformation sociale.

Ido Boubié a pris la parole au nom du gouverneur. Il a reconnu l’importance de l’assemblée. Elle concerne la vie et l’avenir du réseau. Il a rappelé le contexte burkinabè. Le pays fait face à des défis sécuritaires. La région du Guiriko n’y échappe pas. L’action du réseau devient ainsi plus essentielle.

Nul n’ignore aujourd’hui que l’insécurité impacte très profondément nos communautés et que particulièrement les femmes et les jeunes filles en sont des victimes. Elles sont souvent les premières victimes des déplacements forcés, de la précarité économique et des violences sous toutes ses formes et face à cette réalité, le rôle des associations féminines comme la vôtre est déterminant et vous êtes donc des actrices et surtout des relais de cette résilience, des actrices de cohésion sociale et de paix, des piliers pour le développement de notre communauté.

Les autorités administratives encouragent donc les actions du RESACIFOAT.

Ce sont des initiatives de terrain qui contribuent à renforcer le tissu social et surtout à redonner espoir aux populations affectées par les questions sécuritaires. Et votre engagement est non seulement louable, mais aussi et surtout indispensable pour le rétablissement du tissu social comme nous l’entendons.

La nouvelle législation encadre le fonctionnement des organisations. Elle appelle à plus de rigueur. Elle demande aussi plus de transparence et de responsabilité. Ido Boubié a invité l’assemblée à s’approprier cette loi. Il faut en comprendre toutes les implications. Les pratiques doivent s’adapter à ses exigences.

Il s’est réjoui de la volonté de révision des textes.

Ceci témoigne de votre volonté de vous adapter aux exigences du moment, de renforcer la gouvernance au sein de votre organisation et d’une logique de conformité et de pérennisation de vos activités.

Il a réaffirmé le soutien des autorités régionales. Ce soutien va aux actions promouvant les droits des femmes. Il vise aussi à renforcer leur participation citoyenne. Il contribue à la stabilité des communautés. Il a souhaité des travaux fructueux. Ils doivent déboucher sur des résolutions fortes. Ces résolutions sont porteuses d’espoir pour les communautés.

Le RESACIFOAT a une mission précise. Il contribue à la citoyenneté des femmes rurales. Il renforce leurs capacités. Il soutient leurs actions pour la paix. Il appuie aussi leurs actions pour le développement. Une attention particulière est portée aux femmes déplacées. L’organisation accompagne leurs structures. Cette assemblée générale ordinaire s’inscrit dans cette logique. Elle cherche à consolider l’action du réseau. L’adaptation juridique et structurelle en est le moyen.

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