Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a réuni le 5 juin 2026 à Ouagadougou le Comité d’orientation stratégique du Plan Relance. Cette session a rassemblé des membres du gouvernement, des gouverneurs régionaux, des responsables de mise en œuvre des politiques publiques, des représentants du secteur privé et des organisations de la société civile.
La rencontre s’est déroulée dans un contexte de poursuite de la reconquête territoriale et de consolidation de la sécurité. Les participants ont examiné le rapport annuel de performance 2025 de la Politique nationale de développement. Ils ont aussi pris connaissance des acquis de la dernière année du référentiel précédent.
Le Premier ministre a salué les résultats obtenus. Le taux de croissance du PIB réel est passé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025. Le niveau d’exécution de la Politique nationale de développement a atteint 85,5 %, malgré des conditions difficiles.
« L’heure n’est plus aux ambitions modestes. Elle est à l’audace, à la discipline, à l’innovation et au sacrifice patriotique. Notre peuple attend de nous des résultats concrets, visibles et durables », a-t-il insisté.
Le Chef du Gouvernement a présenté la Matrice des réformes et des investissements structurants du Plan Relance. Ce plan s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire proclamée le 1er avril 2025 par le Capitaine Ibrahim Traoré. Il vise à bâtir une économie nationale résiliente et souveraine, fondée sur les ressources internes et la transformation productive.
Les orientations principales incluent la consolidation de la sécurité, la restauration de l’intégrité territoriale, le renforcement de la souveraineté économique, l’accélération de la transformation industrielle et agro-sylvo-pastorale, le développement des infrastructures, la promotion du capital humain et de l’emploi des jeunes, ainsi que le renforcement de la gouvernance patriotique.
Le Premier ministre a appelé à une plus grande responsabilisation des administrations publiques. Il a insisté sur la mobilisation des ressources internes et la participation accrue des collectivités, du secteur privé, des communautés et de la société civile. Il a aussi réclamé une culture renforcée du résultat et de la redevabilité.
« Nous devons faire en sorte que le développement du Burkina Faso soit désormais pensé, financé, exécuté et évalué d’abord par les Burkinabè eux-mêmes, dans l’intérêt exclusif du peuple burkinabè », a-t-il affirmé.
La réussite du Plan Relance est présentée comme un impératif national. Elle doit renforcer la souveraineté alimentaire, promouvoir la transformation locale des ressources minières et agricoles, améliorer l’accès aux services sociaux de base, développer les infrastructures énergétiques, routières et industrielles, moderniser l’administration publique et créer des emplois pour la jeunesse.
Le Chef du Gouvernement a donné des instructions précises aux ministres, aux présidents des Cadres sectoriels de dialogue, aux gouverneurs de région et aux responsables de programmes. Il leur a demandé de faire preuve de responsabilité, de célérité et de détermination. Ils doivent accélérer l’exécution des réformes et des investissements structurants, renforcer la mobilisation des ressources internes et accorder la priorité aux secteurs de la production et de la transformation.






