Burkina Faso : le plan RELANCE présenté aux députés

Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a dévoilé le Plan RELANCE devant l’Assemblée législative du Peuple. Cette présentation a eu lieu le vendredi 8 mai 2026. Le Plan RELANCE est le nouveau référentiel national de développement du Burkina Faso pour les cinq prochaines années. Il a été adopté en Conseil des ministres. Ce plan vise à construire une nation souveraine, résiliente et prospère. Le développement repose sur la production nationale et la transformation locale des ressources. L’objectif est de créer des richesses au profit des Burkinabè.

Le budget total du plan est de 36 000 milliards de FCFA. Près des deux tiers de cette somme proviendront des ressources souveraines. Le plan s’articule autour de quatre piliers principaux. Il s’agit de la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix. Viennent ensuite la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance. Le développement du capital humain et des infrastructures est aussi prioritaire. Enfin, la transformation structurelle de l’économie est visée.

Le gouvernement prévoit la reconquête totale du territoire. Le taux de pauvreté doit passer de 42 % à 35 %. L’espérance de vie doit augmenter de 61 à 68 ans. La capacité énergétique doit tripler, passant de 685 MW à plus de 2 500 MW. Le ministre Nacanabo a déclaré :

Le Plan RELANCE est l’architecture stratégique d’un Burkina Faso qui refuse désormais la dépendance, la fatalité, l’économie extravertie, la pauvreté structurelle et le sous-développement organisé.

Le gouvernement utilisera des mécanismes de financement innovants. Le Diaspora Bond et l’actionnariat populaire sont prévus. Le plan accélère la transformation structurelle du pays. Des réformes toucheront l’éducation, la recherche scientifique, la formation professionnelle, l’agriculture, la santé et l’innovation. Le ministre a expliqué :

Pour assurer le succès de l’enseignement de l’anglais, il faut que les enseignants aient déjà une bonne base dans la matière. Beaucoup d’écoles ont aujourd’hui introduit l’anglais, mais cela demande de bien former les instituteurs afin qu’ils soient en mesure de dispenser efficacement cet enseignement.

L’introduction des langues nationales dans le système éducatif se poursuit. Un programme de modernisation des infrastructures scolaires est en cours. Des écoles plus adaptées et résistantes seront construites. Les filières professionnalisantes seront privilégiées pour l’emploi des jeunes. La recherche et l’innovation deviennent un levier stratégique. Le ministre a ajouté :

Il ne faut pas avoir des chercheurs qui restent dans des bureaux ou dans des laboratoires. Il faut que les chercheurs puissent aller à la rencontre des inventeurs qui n’ont pas forcément reçu une formation universitaire.

Dans l’agriculture, l’accès aux intrants sera amélioré. Les technologies de l’information et de la communication seront utilisées. Le gouvernement prévoit une meilleure répartition des équipements médicaux. Les files d’attente dans les hôpitaux devraient diminuer. Les violences basées sur le genre seront combattues par la réduction de la pauvreté. L’intelligence économique et la prospective seront renforcées. Des réformes dans le secteur minier et l’orpaillage artisanal sont prévues. Une campagne nationale de communication et de vulgarisation du plan sera lancée prochainement.

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