Burkina Faso : le gouvernement annonce un plan de soutien économique

Le gouvernement burkinabè a présenté un plan de soutien économique. Ce plan a été annoncé le 12 avril 2026. Il vise à soutenir les entreprises nationales. La mesure principale concerne les marchés publics. Les autorités ont décidé d’une règle. Les appels d’offres publics seront réservés aux entreprises locales. Cette règle s’appliquera pour les deux prochaines années. Le Premier ministre Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla a confirmé cette information. Il s’est exprimé lors d’une conférence de presse. Cette conférence a suivi le Conseil des ministres.

Le chef du gouvernement a donné des précisions. La règle concerne les marchés de faible et moyenne importance. Elle ne s’applique pas aux grands projets d’infrastructure. Ces grands projets nécessitent souvent une expertise internationale. L’objectif est de renforcer l’économie nationale. Il faut protéger les entreprises burkinabè face à la concurrence. La situation économique régionale reste difficile. Cette décision cherche à stimuler la production locale. Elle doit aussi préserver les emplois existants. Le gouvernement espère ainsi créer de nouveaux postes.

Le ministre de l’Économie a aussi pris la parole. Il a expliqué le mécanisme de contrôle. Un système de vérification des origines sera mis en place. Ce système doit garantir l’application correcte de la mesure. Il empêchera les contournements possibles de la règle. Les entreprises devront prouver leur implantation effective au Burkina Faso. Leurs activités principales doivent se dérouler sur le territoire. Leurs employés doivent être majoritairement des nationaux. Le ministre a reconnu les défis de cette politique. Il a évoqué les risques d’augmentation des prix. Le gouvernement promet un suivi strict des coûts.

Des représentants du secteur privé ont réagi. Ils ont salué cette annonce gouvernementale. Ils y voient une bouffée d’oxygère nécessaire. Le contexte des affaires est marqué par des difficultés. La demande interne est atone depuis plusieurs mois. Les coûts des matières premières restent élevés. Cette décision pourrait redonner confiance aux investisseurs locaux. Elle pourrait aussi encourager de nouvelles créations d’entreprises. Certains patrons demandent des mesures complémentaires. Ils souhaitent un accès facilité au crédit. La question des taux d’intérêt est cruciale pour eux.

Des observateurs économiques ont exprimé des réserves. Ils rappellent les règles de l’UEMOA. L’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine prône la libre concurrence. Cette politique pourrait être perçue comme protectionniste. Elle pourrait susciter des tensions avec les partenaires régionaux. Le gouvernement burkinabè affirme respecter ses engagements. Il invoque une clause de sauvegarde économique. Cette clause est prévue par les traités communautaires. Elle permet des mesures temporaires en cas de crise. Le Premier ministre a insisté sur ce point.

Cette mesure est temporaire et ciblée. Elle répond à une situation économique exceptionnelle.

La mise en œuvre débutera le 1er juin 2026. Les ministères techniques préparent actuellement les textes d’application. Une cellule de suivi sera installée à la Primature. Elle évaluera les effets économiques de cette politique. Un premier bilan est prévu dans six mois. Le gouvernement ajustera alors sa politique si nécessaire. Cette annonce intervient dans un climat social tendu. Plusieurs secteurs réclament des mesures de soutien. Le gouvernement promet d’autres actions pour les ménages. Les détails seront communiqués la semaine prochaine.

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