Le 26 mai 2026 à Ouagadougou, l’Assemblée législative du peuple a voté un projet de loi. Ce texte établit le statut de la réserve militaire. Les 57 députés présents ont approuvé la mesure à l’unanimité. Le ministre de la Guerre, le général Célestin Simporé, a défendu ce texte devant les parlementaires.
La loi comporte 61 articles répartis en cinq titres. Elle vise à organiser la mobilisation des citoyens pour la défense nationale. Le gouvernement justifie cette décision par la lutte contre le terrorisme. Les mutations géopolitiques sous-régionales et internationales sont aussi invoquées. Le pays doit renforcer ses capacités de défense et de mobilisation.
La commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité a examiné le projet. Elle a rendu un rapport qui expose les justifications du texte. Trois niveaux sont distingués : national, sous-régional et international. Au niveau international, les recompositions géopolitiques actuelles imposent une autonomie accrue des États. Les partenariats stratégiques se redéfinissent. Les nations doivent donc anticiper les défis sécuritaires futurs. Des mécanismes robustes de mobilisation nationale sont nécessaires.
Au niveau national, le Burkina Faso lutte contre le terrorisme. Cette lutte exige une mobilisation de toutes les forces vives du pays. Les dispositifs de défense doivent s’adapter en permanence. Les menaces sont asymétriques, évolutives et durables. La Révolution progressiste populaire prône des solutions endogènes. Elle valorise les ressources nationales, notamment humaines. La défense de la nation repose d’abord sur ses propres forces.
« Aux plans international et sous-régional, les recompositions géopolitiques en cours, marquées notamment par des dynamiques de souveraineté accrue des États et une redéfinition des partenariats stratégiques, commandent aux nations de renforcer leur autonomie en matière de défense. Dans ce contexte, il apparaît impératif d’anticiper les défis sécuritaires futurs en mettant en place des mécanismes robustes de mobilisation nationale », lit-on dans le rapport émis par la commission.
« Au plan national, le Burkina Faso est engagé dans une lutte soutenue contre le terrorisme, caractérisée par la nécessité d’une mobilisation accrue de toutes les forces vives de la nation. Cette situation impose une adaptation permanente des dispositifs de défense et de sécurité, afin de faire face à des menaces asymétriques, évolutives et durables. C’est dans cette perspective que s’inscrit la Révolution progressiste populaire, qui prône l’endogénéité des solutions et la valorisation des ressources nationales, notamment humaines, dans la conduite des politiques publiques. Elle consacre le principe selon lequel la défense de la nation repose prioritairement sur ses propres forces », poursuit le rapport.
Le texte adopté vise plusieurs objectifs. Il structure un dispositif complémentaire, organisé et pérenne. Ce dispositif permet de mobiliser, encadrer et employer des citoyens aptes à la défense nationale. Le Burkina Faso ne possédait pas de cadre juridique spécifique pour la réserve militaire. Cette loi comble ce vide juridique. Elle institue une réserve militaire adaptée aux réalités nationales. Deux composantes complémentaires sont prévues. Une réserve de premier ordre regroupe des personnels ayant une expérience militaire ou assimilée. Ils sont immédiatement mobilisables. Une réserve de second ordre comprend des citoyens à former. Ils renforceront progressivement les capacités de défense.






