Burkina Faso : l’architecte, un métier méconnu mais essentiel

Au Burkina Faso, la croissance urbaine rapide ne s’accompagne pas toujours d’une connaissance du métier d’architecte. Christophe Kaboré, architecte agréé et membre de l’Ordre des architectes du Burkina, explique que ce professionnel joue un rôle central. Il conçoit les bâtiments et coordonne les différents corps de métier. Sans lui, les risques d’erreurs techniques augmentent. Ces erreurs peuvent entraîner des dysfonctionnements ou des effondrements.

L’architecte est souvent confondu avec le maçon. Pourtant, sa mission est plus large. Il imagine le projet et mobilise ingénieurs, électriciens et plombiers. Cette coordination garantit la cohérence de l’ouvrage. Christophe Kaboré compare l’architecte à un chef d’orchestre. Il dirige l’ensemble des intervenants pour un résultat harmonieux.

La vocation de Christophe Kaboré est née durant son enfance. Il participait à des concours de construction de crèches à Noël. Ses créations attiraient l’attention. Aujourd’hui, il a réalisé des villas à Bobo-Dioulasso, des stations-service Prime Oil, la clinique Princesse Sarah à Ouagadougou et le complexe Convivium. Il a aussi contribué au projet de la future Assemblée législative du Burkina Faso.

Pour exercer ce métier, une formation rigoureuse est nécessaire. Au Burkina Faso, il faut un master en architecture, soit cinq ans d’études après le baccalauréat. Deux écoles reconnues offrent cette formation dans le pays. De nombreux professionnels ont été formés à l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) de Lomé.

Le grand public connaît mal le métier d’architecte. Beaucoup pensent qu’il se limite à dessiner des plans. En réalité, il gère l’espace, les aspects techniques, le confort et l’environnement. Cette méconnaissance explique le désordre urbain dans certaines villes burkinabè. Des maisons mal implantées et des bâtiments peu fonctionnels en sont les conséquences.

L’Ordre des architectes du Burkina mène des actions de sensibilisation. L’activité Archiconnect à Bobo-Dioulasso vise à rapprocher les architectes de la population. Christophe Kaboré insiste aussi sur la nécessité de promouvoir une architecture locale. Il faut éviter de copier des modèles étrangers. L’architecture doit refléter la culture et l’environnement burkinabè.

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