Burkina Faso : lancement de la phase II du projet Soils 4 Nutrition

Ziniaré, dans la région de Oubri, a accueilli un atelier le 23 avril 2026. Cette réunion marque le lancement de la phase II du projet Soils 4 Nutrition. Le projet vise à renforcer la santé des sols. Il cherche aussi à améliorer la production d’aliments nutritifs.

La FAO pilote ce projet avec le soutien financier de l’Allemagne. Les agriculteurs recevront une formation sur la gestion durable des sols. L’objectif est de lier agriculture et nutrition. Une phase pilote s’est déroulée de 2018 à 2026. La phase II étend désormais ces résultats sur tout le territoire.

Plusieurs outils techniques seront utilisés. Les directives techniques sur les sols pour la nutrition fournissent des recommandations. Le Programme mondial des médecins des sols (GSDP) est également mobilisé. Le module GSDP–Sols pour la nutrition et le Protocole pour l’évaluation de la gestion durable des sols complètent ces outils.

La mise en œuvre implique le BUNASOLS et l’université Nazi Boni. Les directions régionales de l’agriculture et les producteurs participent aussi. Trois régions sont ciblées pour le renforcement des capacités : Nazinon, Oubri et Kadiogo.

Souleymane Traoré, agronome à la FAO, coordonne le projet. Il a présenté quatre activités principales. La première adapte les modules de formation au contexte burkinabè. La seconde forme 15 maîtres formateurs, puis 35 formateurs de formateurs. Une centaine de producteurs deviendront des docteurs du sol. Chaque docteur formera au moins 1 000 agriculteurs dans sa région.

« Les producteurs devront à leur tour former au moins 1 000 de leurs pairs par région. »

La troisième activité identifie des exploitations pour des essais agroécologiques. Cela encourage l’adoption de pratiques durables. La quatrième évalue l’impact des activités sur la santé humaine via la nutrition. Les producteurs comprendront ainsi le lien entre sol sain et alimentation saine.

Estelle Zoungrana, représentant le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, a présidé l’atelier. Elle a souligné l’importance de lutter contre la pauvreté des sols. Cela soutient l’offensive agropastorale et halieutique du gouvernement.

« Le présent Projet sur la santé des sols est en cohérence avec le Plan national de développement, les initiatives nationales de transformation agropastorale et les programmes transformateurs appuyés par le système des Nations unies, visant à la fois l’amélioration de la productivité agropastorale, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la production d’aliments sains et nutritifs pour tous. »

L’Allemagne finance le projet à hauteur de 500 millions de FCFA. Jan Meise, chargé d’affaires à l’ambassade d’Allemagne, a expliqué que cet appui soutient une production de qualité. Il a salué l’amélioration des sols et des aliments pour les populations.

Madi Sawadogo, représentant la FAO, a noté que le Burkina Faso est le seul pays retenu pour cette phase. Il a appelé à un engagement fort de toutes les parties prenantes. L’objectif est une mise en œuvre réussie avec des impacts visibles au niveau local.

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